Alfred Berthezène

Bonaparte (1892)

Résumé

Alfred Berthezène,  Bonaparte (1892)

“ Que faisait de sa dignité l'ex-empereur? Ne devait-il pas se faire sauter la cervelle plutôt que de descendre à tant d'ignominie ? Lequel est le plus dégradant de rendre son épée à un loyal officier, ou de s'affubler, pour prolonger une misérable vie, de la casaque d'un ennemi ?
XV. Le 8 août 1815, le Northumberland mettait à la voile pour Sainte-Hélène. A la hauteur du cap de la Hogue, Bonaparte, sombre, se tenait debout, immobile sur le pont du navire, cherchant à apercevoir dans le lointain, pour la dernière fois, quelque chose de la patrie perdue.
”
Source : Gallica

Alfred Berthezène,  Bonaparte (1892)

“ Mais Napoléon Ier voulut vivre aussi, le soir de Waterloo. Jamais général en déroute ne s'accrocha plus misérablement à l'existence. S'il ne rendit pas son épée à Wellington, comme Napoléon III, son neveu, la rendra un demi siècle plus tard à Guillaume, ce fut grâce à la vaillance de ses grenadiers et à la vitesse de
son cheval.
”
Source : Gallica

Alfred Berthezène,  Bonaparte (1892)

“ Tel le célèbre joueur Garcia, ayant gaspillé trois millions gagnés aux banques des bords du Rhin, et venant à perdre ses derniers écus, parlait de déveine et fulminait contre le destin !
La guerre était l'unique moyen de domination du premier Bonaparte. Un gouvernement qui dépend d'une campagne n'est pas un gouvernement fort. En marchant à la conquête de l'Europe, Napoléon tentait une entreprise impossible.
”
Source : Gallica

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