Résumé

Napoléon aux Invalides. Dédié à tous les Français (1840)

Paoli revenait en France, rappelé par un décret de l'Assemblée constituante ; n'était-il pas l'ami de Carlo Bonaparte, son père? n'était-il pas Corse et le protecteur de sa famille? Le sous-lieutenant n'hésita donc pas à le suivre ; il avait la patrie commune à défendre et son ambition à satisfaire. Napoléon, attaché à Paoli, le servit d'abord avec le dévouement d'une âme ardente. Bientôt les événements si rapides, si inflexibles de la Révolution, séparèrent les fiers amis ; la Corse se divisa, comme la France, en deux partis, les aristocrates et les démocrates.
Source : Gallica

Napoléon aux Invalides. Dédié à tous les Français (1840)

Il abdique, abandonnant le trône avec ce dédain d'un homme qui sait bien qu'en emportant sa gloire, c'est misère qu'un trône laissé derrière lui; il abdique, et pour que tout soit extraordinaire dans cette destinée, on veut lui refuser une tombe sur un continent qu'il asservit. Nuit et jour, et sans cesse, les vagues de l'Océan murmurent au pied de son ombre, comme les nations envoyaient aussi leur murmure au pied de sa puissance.
Est-ce fini?... Pas encore. De tels hommes n'ont pas besoin d'être vivants pour agiter les peuples. Regardez... la France lui a décerné un trophée de bronze.
Source : Gallica

Napoléon aux Invalides. Dédié à tous les Français (1840)

Paoli, l'image vénérée de la Corse, aimait les Bonaparte ; son palais fastueux était entouré de ces familles patriciennes qui vivent là, dans les montagnes, avec les pâtres, âmes trempées de fer qui ne pardonnent jamais.
Tel fut le berceau de Napoléon : quand l'enfant grandit, sa physionomie prit de plus en plus le caractère corse, le front large, les yeux beaux et perçants, le nez bien fait, les membres forts, la chair basanée, la taille petite pour son âge, mais parfaitement proportionnée. Il avait huit ans quand il vit la France pour la première fois.
Source : Gallica

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