Résumé

La Seconde Abdication, la captivité et la mort de Napoléon Ier… (1896)

Ce fut une scène attristante de voir ce vieux général sanglotant aux pieds de l'Empereur et lui baisant les mains. Napoléon, dans un effort surhumain pour garder son calme, l'embrassa tendrement et l'exhorta au courage. Les assistants, ces braves et cordiaux Français qui se trouvaient, bien malgré eux, dans la nécessité de demeurer, pleuraient à chaudes larmes. « Vous observerez, s'écria Las-Cases à l'amiral anglais, qu'ici ceux qui pleurent sont ceux qui restent ».
Source : Gallica

La Seconde Abdication, la captivité et la mort de Napoléon Ier… (1896)

Napoléon, longtemps le plus fort, était devenu le plus faible ; de loup il s'était transformé en agneau. Non pas en agneau docile et peureux, doux et implorant, car, dans le malheur, l'Empereur ne courba pas la tête et ne sut point ramper ; mais en agneau qui sent qu'il pourrait beaucoup et que les forces ont abandonné, que la Providence a livré à l'envahisseur.
Napoléon fut empereur des Français et roi de plusieurs royaumes, sans se douter qu'il était sous le joug d'un Souverain autrement puissant et d'une gloire plus durable : le Maître des destinées.
Source : Gallica

La Seconde Abdication, la captivité et la mort de Napoléon Ier… (1896)

Voilà donc le noble vaincu à bord du Bellérophon. On lui prodigue aussitôt des honneurs hypocrites comme un doux préambule aux vexations, aux manques d'égards et à la relégation. Visiblement, il exerce sur l'équipage l'influence de sa gloire ; on est fier effectivement de cet hôte ; à peine paraît-il sur le pont que chacun met chapeau bas et s'incline profondément. Le capitaine du vaisseau n'ose pénétrer dans sa cabine sans y être autorisé par Sa Majesté et introduit par ses officiers. Si Napoléon n'est plus empereur sur terre, il l'est à bord ! Tout semble devoir aller à merveille !
Source : Gallica

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