Joseph Chautard

Résumé

Joseph Chautard De Sainte-Hélène aux Invalides… (1853)

Ces quatre hommes étaient Piontowski, le colonel polonais, plus Français de coeur que bien des Français, homme à forte conviction, que son attachement seul à l'Empereur avait conduit à Sainte-Hélène; Archambault Cadet, Rousseau et Santini, trois hommes infimes dans la hiérarchie des serviteurs de Napoléon, mais trois hommes élevés dans celle du dévouement, trois nobles coeurs, qui pleuraient en troquant les douleurs de l'exil contre les douceurs de la patrie, où ils allaient retrouver les joies de la famille, le bonheur du foyer domestique, mais où d'autres destinées s'étaient accomplies...
Source : Gallica

Joseph Chautard De Sainte-Hélène aux Invalides… (1853)

Je ne te connais plus, va, va-t'en; tu n'es plus Corse, tu n'es qu'un sauvage barbare. — Sire, sire! s'écria Santini, mort de peur, altéré sous celte colère impériale, et désignant du doigt des armes posées sur une table; Sire, vos pistolets sont là, et comme vous êtes ici pour moi toujours l'Empereur des Français, ordonnez qu'on me brûle la cervelle ; je suis prêt à me mettre à genoux, car j'aime mille fois mieux la mort que votre colère.
Source : Gallica

Joseph Chautard De Sainte-Hélène aux Invalides… (1853)

Vous autres, à Longwood, vous vous plaignez tous de Sir Hudson-Lowe ; vous avez tort, vous êtes injustes à son égard ; ce gouverneur est un homme honnête et humain, qui remplit la pénible tâche qui lui est imposée par le gouvernement britannique, avec une douceur et une réserve dont vous devriez lui tenir plus de compte; vous surtout, mon cher Santini, qu'il estime au-dessus des autres habitants de Longwood
Source : Gallica

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