André Lefèvre

Résumé

André Lefèvre Petite histoire de Napoléon Ier (1875)

« Voilà la paix continentale assurée, disaitil; jouissons de notre grandeur; » et le Sénat lui répondait: « Napoléon est audelà de l'histoire humaine ; il est au-dessus de l'admiration. » L'heure était venue de supprimer jusqu'au dernier vestige de la liberté de penser. Du fond de la Pologne, un décret d'exil avait été lancé contre Mme de Stae-l. Au retour, Napoléon supprima le fantôme du Tribunat, douze à quinze métaphysiciens bons à jeter à l'eau.» Vainement avait-il parlé de paix. Déjà
le blocus continental venait de le jeter dans de nouvelles aventures.
Source : Gallica

André Lefèvre Petite histoire de Napoléon Ier (1875)

« On me pousse dans une route qui n'est pas la mienne. Que me parle-t-on de bonté, de justice abstraite, Messieurs, il faut qu'on retrouve, il faut qu'on revoie le bras de l'empereur. »
Au reste, la France n'eut guère le temps d'expérimenter le Napoléon constitutionnel, et cette machine bâtarde qu'on a depuis appelée l'Empire libéral. Le 11 juin, Napoléon partait pour la Belgique, battait les Prussiens à Ligny et se brisait à Waterloo (18 juin) contre la jonction écrasante de Wellington et de Blücher.
Source : Gallica

André Lefèvre Petite histoire de Napoléon Ier (1875)

Le rôle de sauveur, refusé par Moreau, convenait excellemment à Bonaparte ; Siéyès ne le lui eut pas plus tôt proposé, qu'il se mit en mesure.
On n'avait pas de temps à perdre : l'admirable victoire de Zurich venait de désorganiser la coalition ; la France, en fait, était déjà sauvée à l'extérieur. Restait à la sauver intérieurement. Tout le monde sait comment cela s'exécute. On se munit d'abord d'un Talleyrand et d'un Fouché, comme qui dirait un Morny ou un Maupas ; on s'associe des légistes, Cambacérès ou Troplong, des hommes d'Etat vénaux, Siéyès ou Billault, etc.
Source : Gallica

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