Résumé

Amédée Gasquin Etude sur les opérations militaires des 15… (1866)

Singulière campagne, où dans moins d'une semaine j'ai vu trois fois s'échapper de mes mains le triomphe assuré de la France! Sans la désertion d'un traître, j'anéantissais les ennemis en ouvrant la campagne ; je les écrasais à Ligny si la gauche eût fait son devoir, je les écrasais encore à Waterloo si ma droite ne m'eût pas manqué. Singulière défaite, où, malgré la plus horrible catastrophe, la gloire du vaincu n'a pas souffert, ni celle du vainqueur augmenté (1) .
La mémoire de l'un survivra à sa destruction , la mémoire de l'autre s'ensevelira peut-être dans son triomphe.
Source : Gallica

Amédée Gasquin Etude sur les opérations militaires des 15… (1866)

Si à cet instant Napoléon eut osé faire deux parts de sa garde qui était, il est vrai, sa dernière réserve ; s'il eût envoyé l'une au secours de Lobau et conduit l'autre sur le plateau de mont St-Jean où Ney la réclamait à grands cris pour en finir, c'en était fait de l'armée anglaise. Napoléon n'osa pas risquer cette chance redoutable, et il eut tort. « Le grand joueur » manqua d'audace à ce moment solennel. Il n'y avait plus qu'une chance de vaincre, il ne sut pas s'en saisir; il ne vit pas assez « qu'il en était arrivé à cette extrémité suprême où la prudence, c'est le désespoir. »
Source : Gallica

Amédée Gasquin Etude sur les opérations militaires des 15… (1866)

Wellington ordonne de briser à coups de canon la terrible colonne.
Elle se trouve bientôt à portée : marchant de front, alignés, l'arme au bras, comme dans une revue, nos grenadiers montent lentement les pentes du plateau.
Les canons anglais tonnent. Wellington et les officiers qui l'entourent regardent. La forêt de bonnets à poils qu'ils ont devant eux subit alors, dans sa partie la plus rapprochée, ce mouvement
d'ondulation qu'imprime un fort coup de vent aux épis d'un champ de blé.
Source : Gallica

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