Résumé

Henri Dorizy Les champs de bataille de 1815… (1919)

A Ligny comme à Saint-Amand, comme à Waterloo, nous les voyons couvrir de leur héroïque bravoure les fautes stratégiques de leurs chefs restés braves eux aussi devant l'ennemi.
Que ce soit les tirailleurs de Vandamme se faisant massacrer à Saint-Amand; les régiments de Gérard entrant à Ligny sous la mitraille ; les lanciers de Piré culbutant aux Quatre-Bras le prince d'Orange ; les cuirassiers de Kellermann chargeant par quatre fois les carrés anglais de Mont-Saint-Jean sur des monceaux de morts et de mourants, leurs compagnons d'armes
Source : Gallica

Henri Dorizy Les champs de bataille de 1815… (1919)

Certains auteurs ont rejeté sur Napoléon les fautes, causes de la défaite. D'autres, au contraire, ont chargé ses généraux de toutes les erreurs qui ont amené le désastre.
Des étrangers, ceux surtout qui appartiennent aux alliés, critiquant à la fois le général en chef et ses lieutenants, n'attribuent la victoire de Wellington et de Blücher qu'à la valeur militaire de ces derniers, traitant leurs troupes d'invincibles, et leurs chefs de héros !
Source : Gallica

Henri Dorizy Les champs de bataille de 1815… (1919)

« La terre tremblait sous le bruit des canons, et l'artillerie française, plus nombreuse « et mieux dirigée, infligeait des pertes graves dans les files anglaises. » (Général POLLIO.) Wellington fait reculer sa première ligne d'infanterie en arrière de la crête du plateau, pour la soustraire aux coups de l'artillerie française, et, laissant les canons sur cette crête, laisse supposer la retraite de l'ennemi !
Ce fut du moins l'opinion du maréchal Ney qui donna l'ordre de la charge à deux divisions de cuirassiers, ordre qui fit dire, paraît-il, à l'Empereur : « C'est trop tôt d'une heure. »
Source : Gallica

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