Résumé

Portrait de Achille de Vaulabelle Achille de Vaulabelle 1815. Ligny-Waterloo , par A. de Vaulabelle… (1866)

Ney, d'Erlon, Grouchy !. Y a-t-il eu trahison? N'y a-t-il eu que du malheur? Et pourtant tout ce qui tenait à l'habileté avait été accompli! Singulière campagne, où j'ai vu trois fois s'échapper de mes mains le triomphe assuré de la France! Sans la désertion d'un traître, j'anéantissais mes ennemis en ouvrant la campagne; je les écrasais à Ligny, si la gauche eût fait son devoir; je les écrasais à Waterloo, si ma droite ne m'eût pas manqué. Singulière défaite, où, malgré la plus horrible catastrophe, la gloire du vaincu n'a point souffert, ni celle du vainqueur augmenté.
Source : Gallica

Portrait de Achille de Vaulabelle Achille de Vaulabelle 1815. Ligny-Waterloo , par A. de Vaulabelle… (1866)

Ils ne savent pas résister à l'entraînement de l'exemple, à ce besoin de combattre qui animait toute cette armée. En voyant leurs camarades de la garde et de la ligne s'avancer, ils s'avancent à leur tour. Vainement Napoléon, averti de ce mouvement intempestif, essaye de l'arrêter; les ordres des officiers qu'il envoie, étouffés sous les cris de Vive l'Empereur ! poussés par tous les soldats, ne sont pas entendus. Cuirassiers Kellermann et Milhaut, lanciers et dragons, chasseurs et grenadiers à cheval de la garde, tous s'élancent droit à la cime du fatal plateau.
Source : Gallica

Portrait de Achille de Vaulabelle Achille de Vaulabelle 1815. Ligny-Waterloo , par A. de Vaulabelle… (1866)

Un grand nombre d'officiers et de soldats se dérobèrent par une mort volontaire aux coups furieux de cette cavalerie. « Ils n'auront ni mon cheval ni moi, » dit un officier de cuirassiers en voyant arriver l'ennemi; d'un coup de pistolet il renverse son cheval, d'un autre il se tue. Vingt pas plus loin, un colonel se brûle la cervelle. « Où donc allezvous? dit un aide de camp à un général de brigade qui tournait la tête de son cheval du côté des Prussiens. — Me faire tuer! » répond le général en enfonçant les éperons dans le flanc de sa monture et en se jetant tête baissée sur l'ennemi.
Source : Gallica

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