Édouard de La Tour d'Auvergne

Résumé

Édouard de La Tour d'Auvergne Waterloo : étude de la campagne de 1815 (1870)

L'Empereur, qui s'était privé de trente-quatre mille hommes, de cent bouches à feu, pour éloigner les Prussiens de la lutte qu'il allait engager contre les Anglo-Hollandais, afin d'en finir une fois pour toutes avec le duc de Wellington, serait infailliblement écrasé par les masses qui allaient l'assaillir de toutes parts! Néanmoins, le maréchal aima à se persuader qu'une démonstration immédiate dans la direction de l'Empereur pourrait encore exercer une influencé sur les événements qui étaient en train de s'accomplir à Mont-Saint-Jean.
Source : Gallica

Édouard de La Tour d'Auvergne Waterloo : étude de la campagne de 1815 (1870)

La vieille Garde s'avance à gauche de la chaussée de Bruxelles. Elle sort du vallon et gravit la hauteur, en suivant le contre-fort par où les attaques de cavalerie ont été conduites.
Dès qu'elle paraît, l'ennemi concentre sur elle une grande partie de ses feux. Les boulets, la mitraille, éclaircissent les rangs. Mais grenadiers et chasseurs se resserrent, et maintiennent l'alignement aussi correct qu'en un jour de parade. L'artillerie qui les a frappés est enlevée à la baïonnette.
Les bataillons de Brunswick se portent à leur rencontre. Ils sont culbutés et dispersés.
Source : Gallica

Édouard de La Tour d'Auvergne Waterloo : étude de la campagne de 1815 (1870)

Si le général anglais avait eu réellement le talent qu'on lui prête dans son pays, il aurait dirigé autrement le combat des Quatre-Bras. Il n'aurait pas eu besoin de quarante mille hommes pour contenir les efforts de Ney. Il aurait bien vite reconnu que son adversaire n'avait malheureusement que trois divisions à lui opposer. Il aurait appuyé l'aile droite du maréchal Blücher, en détachant, par la chaussée de Sombreffe, vingt mille hommes qui seraient tombés sur le flanc gauche de l'Empereur.
Source : Gallica

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