Résumé

Edmond Lenient La solution des énigmes de Waterloo… (1915)

Mais que vaut le témoignage de l'Empereur pour les passionnés de légende? Du moment qu'il s'agit de l'affirmation d'un comparse, la légende s'incline et l'adopte. La dépêche griffonnée au crayon, la traverse miraculeuse de Mellet et la conversation de Baudus sont trois objets de même fabrique. Le premier est un faux, le second une invention gratuite, et le troisième un rêve. Tout ce qui n'est pas appuyé d'un principe, d'un enseignement du passé, d'un texte ou d'une déduction logique et rationnelle n'existe pas devant l'histoire.
Source : Gallica

Edmond Lenient La solution des énigmes de Waterloo… (1915)

L'immense erreur de la légende, c'est de faire abstraction de l'ennemi, de lui supposer une pusillanimité, une conception puérile de la manœuvre et du choc, une facilité à tourner les talons qui dépassent toute vraisemblance. On conçoit que Napoléon fût égaré par un incommensurable orgueil, et que l'habitude des méditations personnelles — secrètes jusqu'au mystère (2) — l'ait absorbé à tel point qu'il en soit arrivé au mépris absolu de tout ce qui ne cadrait pas avec son rêve.
Source : Gallica

Edmond Lenient La solution des énigmes de Waterloo… (1915)

Brûlant de génie, mais ne comptant encore aucune victoire réelle à son actif, il ne possède pas la pleine conscience de sa force.
Donc, aucun nuage d'orgueil n'obscurcit la - netteté de sa vision. Il réalise une stratégie positive, à la fois hardie et prudente, lumineuse et profonde. Il manœuvre avec un à-propos merveilleux ses masses secondaires, les détachant sur le point précis avec une justesse parfaite, les rappelant quand sonne l'heure du choc décisif. Il se garde bien d'imposer à sa manœuvre une forme absolue, systématisée à outrance, indépendante du temps et de l'espace.
Source : Gallica

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