Edgar Quinet,
Histoire de la campagne de 1815
“ À mesure que l’on approchait, le bruit de l’abdication se répandit dans les rangs, et ce fut un désastre au milieu d’un désastre. Napoléon avait pensé que, deux jours après son abdication, il n’y aurait plus d’armée. Il n’en fut rien pourtant. On vit des essais de révolte et de désertion. Quelques-uns, dans leur colère, brisèrent leurs armes, et on les entendit s’écrier : « Pour qui nous battrions-nous ? Il n’y a plus d’empereur. » Les plus désespérés étaient la garde et le bataillon de l’île d’Elbe. La paix, la guerre, tout leur semblait impossible sans celui pour lequel ils avaient vécu. ”
