Saint-Amand-le-Pin

Définition et enjeux

Alphonse Balleydier Veillées de famille, par Alphonse Balleydier (1855)

Quand il arriva à Saint-Amand le rossignol chanta, les lilas et les aubépines en fleurs embaumèrent son
10
— 174 —
passage, les vapeurs des cheminées du château se mêlèrent aux teintes bleues des collines, un excellent dîner, mieux encore, un parfait ami l'attendait.
Rien de plus joli, de plus gracieux, de plus coquet que le village de Saint-Àmand. Pittoresquement situé sûr les bords d'une délicieuse petite rivière et au pied d'une colline chargée de vignes, Saint-Amand serait un véritable Éden sur terre, s'il n'était habité par des démons.
Source : Gallica

Edmond Spalikowski Sur les routes normandes (1985)

Saint-Amand ne dévoile que timidement sa paroisse du XVe siècle, entourée de quelques maisonnettes sur lesquelles se penche la sollicitude des pommiers déjà lourds de promesses d'automne.
Peu à peu disparaît l'enchantement de la vallée devant l'immensité de la plaine qui, orgueilleuse de ses richesses, n'admet d'autres bornes que les clochers dressés dans la monotonie de l'horizon, tolérant parfois un rideau troué de cimes essaimées çà et là aux limites des guérets, où les dernières « veillotes » attendent le crissement des essieux, dans leur hâte d'échapper aux premières brumes de septembre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature