François Saint-Amand

Résumé

François Saint-Amand Madagascar

Paris voit dans son sein les peuples et les rois,
Au congrès de la paix, réglementer leurs droits.
Le monde avec respect t’admire dans ta force ;
Ton glaive brille encor comme au temps du vieux Corse ;
Aux champs de la Crimée on sait ce que tu peux,
Quand tu dis aujourd’hui : ce sera, je le veux.
Qui pourrait contester tes droits sur cette terre ?
Personne ne viendra, pas même l’Angleterre,
T’enchaîner sur ton sol de son nec plus ultra.
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François Saint-Amand Madagascar

Il faut que leurs vaisseaux sur de lointains marchés
Transportent dans leurs flancs tout ce que l’industrie
A créé de chefs-d’œuvre en la mère patrie,
Ces merveilles que l’art enfante par milliers ;
Par des nœuds mutuels les hommes sont liés.
Nul sol ne se suffit, tout peuple vit d’échange,
La fève de Moka, les épices du Gange,
La muscade, le thé, le girofle vermeil,
Arômes enivrants mûris par le soleil,
Le sucre que maudit l’austère philanthrope,
Vont payer les produits exportés par l’Europe.
Aux luttes du commerce une indicible ardeur
Entraîne les humains en quête de bonheur.
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François Saint-Amand Madagascar

Le ministre Guizot s’inclinait jusqu’à terre
Devant lord Palmerston l’accablant de dédain.
Quand l’insulte fouettait le front du puritain,
Sûr de ses corrompus, les satisfaits du centre,
Il disait : « Vive Dieu ! je marche sur le ventre,
« Mais il faut à ce règne une paix à tout prix :
« D’autres vivent d’honneur ; nous vivons de mépris. »
Et nous l’avons gardé ce soufflet sur la joue !
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