Georges Dairnvaell

Résumé

Georges Dairnvaell Le peuple à Barthélemy (1845)

Barthélemy remplace ici le Juif errant, Il parade à la porte, et l'on paye en sortant.
Les vertueux journaux, qui disent tout en France, Quand ce tout ne peut pas leur faire concurrence, Ont préféré parler de chiens, d'objets perdus, Et sur Barthélemy, par respect se sont tus.
Le mépris répond seul à ce vieux nom qui tombe, Il veut précipiter Némésis dans la tombe ; Et chaque homme loyal regarde avec dégoût
Le poète vénal qui, sorti de l'égout
Sans se donner le temps de s'essuyer la joue, Au visage d'un autre osa jeter la boue.
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Le peuple à Barthélemy (1845)

Pour défendre Guizot, mon aigle en poésie, Il faut avoir au moins fait une apostasie, Il faut avoir tramé plus d'une trahison, Et comme Némésis, se nourrir de poison.
Il faut savoir crier Armagnac ou Bourgogne, Il faut être sans honte ainsi que sans vergogne ; Il faut qu'en son grenier, par la faim combattu, Pour un morceau de pain on vende sa vertu.
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Le peuple à Barthélemy (1845)

M. Barthélemy a imité du latin le poème de Syphilis, qui servit d'enseigne à M. Giraudeau-de-Saint-Gervais, rival connu du docteur Charles Albert.
Et le guerrier goûteux pourrait dire tout haut Que tu n'es pas toujours un homme comme il faut.
Qu'importe; Némésis aujourd'hui vielle fille, Trouvera dans le Siècle une grande famille ; Un bonnet de coton cachera ses serpents, Chambolle rognera ses griffes et ses dents; A force de scandale attirant la pratique, Le Siècle a pour un an Némésis en boutique
Source : Gallica

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