Résumé

Théophile-Victor Leray Campagne de Russie (1812) : hommage aux débris de la Vieille armée (1841)

Moscou, prise en un jour et vierge de combats, Moscou, la ville sainte, a reçu nos soldats.
Sous un ciel azuré tout parsemé d'étoiles La nuit de son empire a déployé les voiles.
Au bruit du bronze en feu succède un calme épais; Tout respire en ces lieux le silence et la paix : Seulement au lointain, d'une oreille attentive, L'on entend du soldat le lugubre qui-vive.
Tout à coup le ciel change et devient ténébreux.
Un horrible incendie illumine les cieux.
Le sonore tambour, ce tocsin des alarmes, Vient augmenter le trouble et nous appelle aux armes.
Source : Gallica

Théophile-Victor Leray Campagne de Russie (1812) : hommage aux débris de la Vieille armée (1841)

Partez, vaillans soldats; à votre âme enivrée La gloire servira de pompeuse curée.
Alors en ce moment cinq cent mille guerriers Vont sous le ciel du Nord moissonner des lauriers.
Notre aigle radieux plane sur leurs phalanges, Et les bruyans échos répètent leurs louanges.
Comme ces noirs torrens qui comblent les sillons, L'on voit sur tous les points passer nos bataillons; Pareils à ces vaisseaux qu'un heureux vent protège, Nos drapeaux déployés font un brillant cortège; Semblable à cet esquif jouet des vastes mers, Notre armée en son vol semble fendre les airs.
Source : Gallica

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