Édouard Colin

Résumé

Édouard Colin Bonaparte et Napoléon

Sous le poids du rocher l’envahisseur succombe !!
Varus, rends-moi mes légions !
Je te les avais confiées,
Et tu les as sacrifiées
À de folles ambitions...
Tu peux me répondre sans honte,
À moi, la France, tu dois compte
De mes généreux bataillons ;
Du meilleur sang des nations,
Un chef doit être plus avare,
S’il le prodigue il est barbare...
Varus !... rends-moi mes légions !...
Où sont tous mes héros d’Égypte et d’Italie ?
Que m’a valu le sang d’Austerlitz, d’Iéna ?
Le fier étranger m’humilie.
Et brise de ses mains ce fer qui l’étonna...
Source : Wikisource

Édouard Colin Bonaparte et Napoléon (1841)

A l'aigle autrichien l'Italie échappée, Se place sous l'abri de sa puissante épée, Et l'Italie est, sans pudeur, Foulée aux pieds du protecteur.
Par les trois léopards l'Irlande déchirée, Se lève confiante et se croit délivrée i Par l'appui que promet la grande nation; Et l'Irlande tombe étouffée, Sans emporter d'autre trophée Qu'une terrible oppression.
C'est maintenant partout le glaive qui gouverne, La justice se tait et se voile au grand jour, : La France n'est qu'une caserne, Où l'on n'entend vibrer que la voix du tambour.
Source : Gallica

Édouard Colin Bonaparte et Napoléon

Sans la liberté du génie,
N’ont que des chants obscurs pour flatter le tyran ;
Et les arts, par le fer chassés de leur refuge,
Ne peuvent présenter à l’histoire qui juge,
Que le butin du Vatican.
Les tendres sentimens étouffés dans son âme,
Ne parlent plus au cœur du héros d’autrefois ;
Sa pourpre !... il la salit par un divorce infâme,
Il faut à l’empereur l’alliance des rois...
Voulant à sa jeune aigle unir une aigle ancienne,
Il fait chercher l’Autrichienne
Sous des murs que naguère il allait saccager
Source : Wikisource

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