Résumé

Eugène Lèbre L'Aigle et l'Aiglon : pièce en 1 acte en vers… (1956)

L'AIGLE
Mon enfant. Oui, ton sang est le mien Qui dans tes veines tua l'autre, l'Autrichien
(Il l'entraîne dans le tombeau)
Ne pense plus à rien, qu'à l'ultime rencontre. Viens mon fils, mon amour, tout près de moi, là, contre. Si l'on a réuni ce soir, nos deux cercueils,
C'est parce que la France est couverte de deuils. Et jusque dans la mort, pour nous, c'est la tristesse. Mais puisqu'on t'a rendu ce soir à ma tendresse,
Je ne veux voir que paix, espérance, et bonheur. L'humain et le divin, dans le bien, dans l'honneur.
Source : Gallica

Eugène Lèbre L'Aigle et l'Aiglon : pièce en 1 acte en vers… (1956)

Réunis à jamais dans l'amour éternel.
On peut faire ici bas des actions énormes,
Haïr, et changer tout d'un geste solennel Rien ne vaut cet instant où la mort nous transforme, Où nous redevenons des êtres irréels.
Incapables du mal, où le bien nous reforme,
Où l'amour d'ici-bas, se perpétue au ciel.
Et c'est ce geste seul, moi, Flambeau, que je garde, De toute l'épopée où j'ai monté la garde, Grognard, Titan de Gloire accablé de splendeur,
Il ne me reste plus qu'à bercer la tendresse,
De l'Aigle, et de l'Aiglon, enfin dans l'allégresse Et pour l'Eternité !
Source : Gallica

Eugène Lèbre L'Aigle et l'Aiglon : pièce en 1 acte en vers… (1956)

L'AIGLE
Nous sommes tous égaux mon enfant, dans la mort, Car dans l'éternité le grand moment suprême Est de se retrouver avec ceux que l'on aime.
L' AIGLON
Père, j'aurais voulu, moi, votre pauvre enfant, Porter de votre gloire un flambeau triomphant.
L'AIGLE
Non, ne t'excuse pas.
L'AIGLON
Comment le roi de Rome, Hélas ! n'avoir été tout simplement qu'un homme. Alors que l'héritier de sublimes splendeurs Aurait dû se hausser à de telles grandeurs.
Source : Gallica

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