Résumé

André Dumas L'éternelle présence : nocturne en un acte… (1917)

Pardon, maman. C'est moi.
LA MÈRE, comme dans an rêve, doutant encore.
Toi, mon fils!.
Elle tend les bras, hésite, ne pouvant croire.
LE FILS, avec une infinie tendreue..
Oui, la nuit, dans l'immense mystère De cette heure où les cieux semblent un peu plus près, A ceux qui comme nous s'aimèrent sur la terre Dieu permet quelquefois des rendez-vous secrets.
Car c'est un grand secret que l'homme heureux ignore, Mais quand tout dort, que tous les bruits sont assoupis,
Plus d'une qui pleurait a pu surprendre encore Le pas du bien-aimé glissant sur le tapis.
Source : Gallica

André Dumas L'éternelle présence : nocturne en un acte… (1917)

Un train, je ne sais où, siffla.
La maison avait l'air d'avoir perdu son âme.
La France a peu dormi, mon fils, cette nuit-là.
Et, depuis lors, ma vie a passé, morne et grise, Dans notre étroit logis que ta mort fit si grand.
Nuit après nuit, je reste à regarder, surprise Que, rien n'ayant changé, tout soit si différent.
Parfois un bruit léger scande le grand silence.
Je me dresse, et j'ai beau, de mes yeux bien ouverts,
Chercher quel balancier dans la nuit se balance, Je n'entends que le grand tic-tac de l'univers.
Source : Gallica

André Dumas L'éternelle présence : nocturne en un acte… (1917)

Chaque instant nous rapproche, et chaque jour qui passe Est comme un pas de plus que tu ferais vers moi.
Nous nous retrouverons tels qu'aujourd'hui nous sommes.
Et ton petit, maman, qui te sera rendu, Demeure ton trésor sur la terre où les hommes N'ont éternellement que ce qu'ils ont perdu.
LA MÈRE, peu à peu gagnée, tout enveloppée d'une tendresse mystérieuse.
Source : Gallica

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