Gaëtane de Montreuil 

Résumé

Gaëtane de Montreuil  Les Fiancés de la Mort

Ne vous attristez pas, ne versez point de pleurs ;
La mort les a choisis, sur les champs de bataille,
Pour féconder la vie avec leur sang vermeil :
La gloire leur prépare un sépulcre à leur taille
Et notre gratitude un linceul sans pareil"...
O France, c’était toi, va, je t’ai reconnue,
Qui disais à mon cœur ces paroles d’espoir,
C’était la voix des morts que j’avais entendue,
Des humbles morts sans nom, si grands sans le savoir.
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Gaëtane de Montreuil  Les Fiancés de la Mort

Et ses plus beaux accents sont par elle inspirés ;
Pour lui, chanter l’amour est une bagatelle,
Et les vers sans efforts paraissent soupirés ;
Il peut dire à la gloire : "Avance, reie telle
Qu’en Grèce la Beauté devant toi s’inclinait
Et que, souventes fois, à la vertu cruelle,
Tu passais en broyant un cœur qui te suivait,
Quand défile un cortège en voiles de tristesse,
Il peut, dans l’élégie, aussi dire à la mort :
"De l’humaine grandeur montrant la petitesse,
Tu révèles le Ciel en corrigeant le sort."
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Gaëtane de Montreuil  Les Fiancés de la Mort

Où j’écrirais, en or, un nom délicieux.
Elle aurait trois couleurs et le nom serait France,
Haut tu le porterais partout dans l’univers,
Les peuples opprimés le liraient : espérance
Et l’écho le dirait jusqu’aux confins des mers.
Pour chanter le printemps tout rayonnant de vie,
Pour exalter l’amour et clamer la douleur,
Pour exprimer du Beau toute la poésie,
Pour dire des héros la sublime grandeur,
Pour défendre le faible et louer le mérite,
Je voudrais qu’on apprît les accents que tu sais.
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