P.-J. Stahl,
Mademoiselle Lili en Suisse
(1885)
“ Les lacs, les lacs, cela à l'air tranquille, cela ne bouge pas, on se mire dans leurs eaux comme dans des miroirs, on ne s'en défie pas, eh bien, on a tort. C'est du moins en ce moment l'avis de Mademoiselle Lili. Au départ, le ciel était pur, aucun souffle n'agitait l'atmosphère, et voilà que tout d'un coup, au détour de ce grand rocher, tout était changé. Le ciel était devenu sombre, le vent soufflait, les vagues se pressaient contre le bateau comme si elles avaient voulu entrer dedans, et Mademoiselle Lili voyait bien que sa maman et même son papa n'étaient pas contents. ”
