P.-J. Stahl

P.-J. Stahl

Résumé

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Le petit diable (1868)

Les larmes, quand ce ne sont pas des larmes de colère, mais des larmes qui viennent du cœur, les larmes ont du bon.
Tout en pleurant, M. Michel réfléchit. Il a fini par se dire
qu'il a eu bien tort, qu'il a véritablement été par trop méchant, et que si personne ne peut plus le supporter, c'est bien sa faute.
Ah! si son papa, si sa maman pouvaient l'entendre, comme il leur demanderait pardon, et au monsieur aussi, et à sa bonne qu'il a fait saigner, le méchant! et même à Minet qu'il a réveillé en sursaut, et surtout au bon Dieu à qui sa mauvaise conduite a du faire aussi beaucoup de peine.
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Le petit diable (1868)

M. Michel a tenu sa promesse, et il est devenu si obéissant que, quand il a oublié de l'être, il veut de lui-même et tout seul aller se mettre bien vite dans le coin; mais c'est si rare, si
rare, ses caprices, que vraiment ce n'est pas la peine d'en parler. Lorsque par hasard cela arrive, son papa et sa maman sont obligés de le consoler. Il leur dit tout, et il a bien raison : péché avoué est à moitié pardonné. L'exemple de M. Michel prouve bien que tout le monde peut se corriger. Il est revenu de loin, ce petit garçon-là.
Source : Gallica

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