Jules Renard,
La Bigote
(1909)
“ LE CURÉ. Madame Lepic me gâte toujours ! J’ai dû, ce matin, interrompre mon jeûne pour ne pas laisser perdre ce merveilleux civet qu’elle a daigné me faire parvenir. FÉLIX. Ah ! oui ! Le lièvre de papa qui avait tant réduit en cuisant ! MADAME LEPIC. M. le Curé exagère et Félix manque de tact ! Comme cadeau de retour, M. le Maire ferait bien de rétablir la subvention de la commune à M. le Curé... C’est accordé ? M. Lepic la regarde fixement.LE CURÉ. Oh ! Madame Lepic, je vous en supplie, pas de politique ! Je sais que, par M. Lepic, l’argent qui se détourne de moi, va aux pauvres. ”
