Jules Jouy,
Les Bancs de la promenade
“ « — Tiens ! c’est une idée ! » répliquent, d’une seule voix, le Maire et son Conseil municipal, lesquels votent d’acclamation la proposition du Conseiller roublard. Huit jours après, huit magnifiques bancs, peints en vert, s’offraient à l’admiration des douze cents âmes de Bréthisy. Mais huit bancs, pour douze cents... âmes, c’est peu. Aussi l’administration prévoyante, pour éviter tout désordre, avait-elle fait distribuer à chaque Bréthisyen un petit carton, au moyen duquel il pouvait s’asseoir deux minutes sur chaque banc et céder sa place à un autre. Tout le monde put donc s’asseoir. ”
