Résumé

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Mademoiselle Lili à la campagne… (1867)

Mais la pauvre Lili avait plus envie de pleurer que de regarder le gros poisson. Elle pensait à sa robe mouillée, à son papa, à sa chère maman ; elle pensait au trou de la haie, au papillon trompeur, à son petit bouquet perdu, à sa désobéissance, à sa main déchirée qui lui cuisait beaucoup, et surtout au médecin qu'elle ne connaissait pas, qui allait venir pour la panser, et dont elle avait bien peur. Les médecins font toujours un peu de mal avant de guérir: qu'est-ce que ce médecin-là allait faire à son bobo ?
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Mademoiselle Lili à la campagne… (1867)

Au moment où Mademoiselle Lili se relevait pour rentrer bien vite dans le pré permis, un grand papillon qui avait des ailes étonnantes s'approche de son bouquet. Mademoiselle Lili surprise fait un mouvement, le papillon surpris aussi fait un crochet et va se poser à quatre ou cinq pas plus loin sur une touffe de mauves. Mademoiselle Lili qui ne l'avait pas bien vu, pour le bien voir, fait les cinq pas; le papillon s'envole encore, mais il s'arrête si près sur un bluet en regardant d'un air moqueur Mademoiselle Lili, que Mademoiselle Lili ne peut pas s'empêcher de le suivre.
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl Mademoiselle Lili à la campagne… (1867)

Mademoiselle Lili va donc enfin savoir ce que c'est que la campagne ! Elle a choisi sa place sur les genoux de son papa, près de la portière. Elle veut tout voir, elle regarde tout passer avec la plus grande attention. Comme cela va vite! Les maisons, les petits jardins, les arbres courent tous les uns après les autres, comme s'ils voulaient s'attraper.
Mademoiselle Lili remarque une grande usine avec de grandes, grandes cheminées, qui ressemblent beaucoup à l'obélisque, d'où sortent des tourbillons de flamme et de fumée; — « Est-ce que c'est là la campagne, mon papa ? »
Source : Gallica

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