Résumé

Voyages et découvertes de Mademoiselle Lili et de son cousin Lucien… (1886)

« D'abord nous allons remplir notre gourde et ensuite bien sûr, ce sont les sources du Nil ! Personne n'avait jamais pu les voir, et nous les avons trouvées tout de suite, nous! ! ! — Est-ce que l'eau du Nil est bonne à boire? demande Lili, qui a grand'soif. —
Je le crois bien ! c'est la meilleure qu'il y ait au monde, répond Lucien.
— Tu es joliment heureuse de n'avoir pas bu tout à l'heure, toi. Cela fait que tu as encore soif. Si nous pouvions en porter à papa et à maman, ils seraient joliment contents. » — Cela coûte très cher, l'eau du Nil, plus cher que l'eau de Cologne, dit Lili.
Source : Gallica

Voyages et découvertes de Mademoiselle Lili et de son cousin Lucien… (1886)

Il y a des choses et même des personnes qui sentent très bon et qui sont très mauvaises. Ce sont des mûres. Celles qui sont toutes noires sont très douces, mais celles qui ne sont encore que rouges, cela ne vaut rien du tout. Ce qui fâche Lucien, c'est que les petites fraises noires poussent sur des branches qui ont trop d'épines ; pour avoir la plus grosse, il s'est tout égratigné.
La bouche rose de Mademoiselle Lili ne se doute pas de ce qui va lui arriver, mais tout à l'heure, elle sera noire comme un petit essuieplume.
Source : Gallica

Voyages et découvertes de Mademoiselle Lili et de son cousin Lucien… (1886)

Quand on voyage, c'est toujours avec l'espoir de donner son nom à quelque chose, c'est à un pic, au plus haut rocher qu'ils découvriront que Monsieur Lucien veut donner le sien — il écrira son nom tout en haut — il sait écrire avec son couteau. — Oui, mais il faudra prendre garde de le casser, ton couteau, dit Mademoiselle Lili, qui n'aime pas qu'on casse les choses de ménage ; la pierre c'est dur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature