G. de Pomaret

Résumé

G. de Pomaret Les diables à quatre (1892)

Quant à Jean, les grands coups l'attirent et, pour le plaisir de croquer une boule ennemie, il lâche à tous moments les coups sérieux.
— Tu triches, Jean, tu triches! s'écrie soudain Riri indignée.
— Moi? c'est faux!
— Oui, regarde ta boule.
— C'est faux! te dis-je. Pourquoi ne pas me traiter de voleur tout de suite?
- Je l'ai vu.
- Jamais!
L'émotion est à son comble. Rouges comme des coqs, les yeux pleins de colère, ils crient tous à la fois. Les chefs lancent leurs maillets dans l'arène. Tout semble perdu !. Mais Lili et Nanie, plus calmes, entrent en explications.
Source : Gallica

G. de Pomaret Les diables à quatre (1892)

FORTS COMME DES TURCS
- Sais-tu seulement ce que c'est que la Ligue ? demandait un jour dédaigneusement cousin Jean à Lili qui coiffait sa poupée.
— La Ligue, quelle ligue? Pour quoi faire ? répond celle-ci, ouvrant de grands yeux.
— C'est une société, rien que pour s'amuser, mais seulement à des jeux terribles, des jeux qui font les gens très forts, comme des Turcs. Nous en sommes tous au collège, même les professeurs. On nous a fait de fameux discours là-dessus, pour nous expliquer.
— Pour vous expliquer quoi? de vous amuser? interrompt Riri.
Source : Gallica

G. de Pomaret Les diables à quatre (1892)

Jean, répond Lili; regarde comme il a du chagrin. Viens, Bébé, tu joueras avec moi; tu verras, cela ira très bien.
Les arceaux sont plantés; la partie s'engage. Par un chemin plein de périls et d'obstacles, les boules vont à la gloire ou à la honte.
Pauvre Nanie est toujours en course après la sienne, expédiée dans tous les coins par le malicieux Jean, mais Riri donne un peu d'aide à son associée, et, jusqu'à présent, elles tiennent la tête.
Source : Gallica

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