Résumé

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl La poupée de Mademoiselle Lili (1886)

Mais Mademoiselle Lili est une personne raisonnable, elle entend que sa fille soit raisonnable aussi ; elle s'est décidée, ce matin, à lui faire un grand sermon.
Une petite maman, qui ne saurait pas gronder, ne viendrait jamais à bout de bien élever ses enfants.
Mademoiselle Lili a donc essayé de faire comprendre à Mademoiselle Jacqueline que «quand on veut être aimé, il faut commencer par être aimable. Sans doute les poupées ont le droit d'avoir la tête dure, puisqu'elles l'ont en porcelaine; mais cela ne doit pas les empêcher d'avoir du cœur. »
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl La poupée de Mademoiselle Lili (1886)

Mademoiselle Jacqueline n'en revient pas.
Ce n'est pas tout rose, paraît-il, d'être maman. Il y faut beaucoup de dévouement.
Combien de petites filles, qui ne semblent même pas s'en douter, et qui seraient moins coquettes si elles savaient tout ce qu'il en coûte à leurs petites mères pour les bien attifer !
Il est vrai qu'on croit tout pouvoir payer par un baiser et que c'est, d'autre part, une douce récompense pour une jeune maman, quand elle présente sa fille, que d'entendre dire qu'elle est mignonne et bien tenue.
Source : Gallica

Portrait de P.-J. Stahl P.-J. Stahl La poupée de Mademoiselle Lili (1886)

Mademoiselle Lili a déclaré que les si grandes demoiselles, ça ne ferait pas son affaire. C'est trop embarrassant à porter et cela doit coûter très cher à habiller; puis, quelquefois, les grandes filles, cela n'est pas très obéissant.
Elle a donné la préférence à une petite personne qui lui a paru vive, aimable et gentille.
« Si tu veux, lui dit Mademoiselle Lili, je serai ta maman, et tu t'appelleras Jacqueline?
« Puisqu'elle n'a pas dit non, c'est qu'elle veut bien, ajoute Mademoiselle Lili.
— C'est vrai, a répondu le papa; qui ne dit rien, consent. »
Source : Gallica

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