Résumé

Madame de R*** Les bonnes petites filles, ou Tableaux… (1829)

On ouvre le testament, la lecture en est faite. M. Derbeville laisse à ses ingrates nièces son mobilier et sa petite bibliothèque. Quant à Marianne, son legs consiste tout uniment en un parapluie à ramage que portait toujours sous son bras le Nestor du Marais, lorsqu'il allait faire sa petite promenade du boulevard.
Albertine et Julie, qui s'attendaient à une succession considérable, sont désolées, furieuses
même, de ne rien trouver que de vieux meubles, des bijoux de peu de valeur, et point de fortune, elles qui croyaient de bonne foi leur oncle si riche!
Source : Gallica

Madame de R*** Les bonnes petites filles, ou Tableaux… (1829)

Elle ne fut pas plutôt délivrée qu'elle courut à la recherche du chat; et l'ayant trouvé, elle le battit tout de plus belle, parce qu'il était cause qu'on l'avait punie. Sa vengeance satisfaite, elle s'amusa à lancer des pierres à des canards qui barbottaient dans une mare. Le fils du maître des canards la vit, et lui ordonna de cesser, pour ne pas blesser ces animaux. Celle-ci n'en tenant pas compte et continuant
toujours de lancer ses pierres, le petit garçon ramassa un caillou et le lui jeta. Le caillou rasa la tête d'Adrienne qui se laissa tomber de frayeur, en poussant des cris perçants.
Source : Gallica

Madame de R*** Les bonnes petites filles, ou Tableaux… (1829)

Marianne, toute servante qu'elle est, ne paraît pas faite pour son
état. Son langage est assez correct, ses manières sont franches et peu communes; tout en elle dénote une personne bien née. M. Derbeville a toujours été sensible aux soins, aux attentions de cette fille, qui ne l'a jamais quitté; il se plaît même à sa conversation, pleine de bon sens; il lui semble que Marianne est digne d'un meilleur sort : il est résolu de la récom penser comme elle l'a mérité.
Source : Gallica

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