Résumé

Th. Bentzon Un roman américain. — Ma femme et moi…

Les fenêtres de certaines maisons semblent bâiller d’un air de paresse ou d’ennui, d’autres s’ouvrir d’un air de cordialité hospitalière. La maison d’Éva est toute chaleur et toute gaîté : elle est l’expression même des qualités de la fée qui l’habite ; elle ne ressemble à aucune. La simplicité de cette maisonnette éclipse, par le goût et l’esprit aimable qu’elle trahit, le faste des plus riches demeures ; — mais elle est dans un quartier excentrique, dans le voisinage immédiat de petites gens ; — mais il y manque beaucoup de choses qui pour les femmes du monde sont le nécessaire.
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Th. Bentzon Un roman américain. — Ma femme et moi…

Ma Femme et moi, tel que le comprend Mme Beecher-Stowe, est le symbole de quelque chose de mieux que l’union terrestre, le signe choisi par l’amour tout-puissant pour représenter sa communion rédemptrice avec l’âme humaine : une fontaine de jeunesse éternelle jaillit au seuil de chaque maison ; chaque homme, chaque femme qui se sont aimés dans le mariage ont eu le plus beau des romans et la poésie de l’existence.
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Th. Bentzon Un roman américain. — Ma femme et moi…

Tout est vendu dans l’hôtel Van Arsdel ; chaque membre de la famille fait assaut de courage et de philosophie. Eva et Harry n’ont besoin ni de l’un ni de l’autre ; ils sont heureux. Aussitôt après leur mariage, pour lequel la nouvelle Mme Henderson s’habille de façon à faire sensation une dernière fois, les jeunes époux s’envolent non pas à Saratoga ou au Niagara, ces asiles classiques de la lune de miel où l’on change de toilette quatre fois par jour en regardant d’une fenêtre d’hôtel l’horizon enchanté, mais vers le petit village où s’est écoulée l’humble enfance de Harry.
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