Michel Nour

Résumé

Michel Nour L'heure du châtiment (1938)

C'était bien Jeanne qui était là, à genoux et priant avec ferveur :
— Mon Dieu, suppliait-elle, mon Dieu, pardonnez-moi! Si l'une de nous deux doit mourir, permettez que ce soit moi et non pas elle... qui est aimée. Puisque vous l'avez déjà protégée ici même aujourd'hui, accordez-lui encore votre protection et que ma mort soit la seule rançon du bonheur de ma pauvre Louise ! ... Ce n'est pas de sa faute à elle si elle conquiert tous les cœurs. Qu'elle choisisse librement entre Bernard et Herbert...
Source : Gallica

Michel Nour L'heure du châtiment (1938)

Caroline est devenue veuve après la naissance de Jeanne... puis c'est François qui a perdu sa femme dont il n'avait pas eu d'enfant, et ils se sont remariés ensemble...
— De cette union est née Louise. C'est elle que j'aime, monsieur. La considération d'intérêt ne m'influence pas.
— Je suis heureux de cette expression dans votre bouche, dit le chevalier ; on voit trop de jeunes gens qui ne mettent plus de sentiment dans rien, pas même dans le mariage. Vous méritez de fonder un foyer de bonheur.
Source : Gallica

Michel Nour L'heure du châtiment (1938)

C'est à cause de Bernard que Jeanne est jalouse de sa sœur !
— Mais non ! c'est à cause de vous !
— De moi ?
— Voyons, vous n'allez pas me faire croire que vous ne vous êtes pas aperçu qu'elle vous aime ?... Non ?... Ah ! que les hommes sont donc aveugles !
Herbert était abasourdi par cette révélation.
Le chevalier n'avait pas deviné l'amour de Jeanne ? Alors, si ce n'était pas pour rendre celle-ci jalouse, pourquoi témoignait-il à Louise un empressement si excessif ?
— Aimez-vous donc réellement la fiancée de M. de Noire-terre ? gémit Caroline.
Source : Gallica

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