Michel Nour

Élements biographiques

Michel Nour,  Colette et Noëlie (1938)

“ La jalouse ne pouvait pas deviner la véritable cause de l'émoi de son soupirant.
Luzarches demeurait frappé de stupeur parce que la femme du diplomate suédois ressemblait trait pour trait... à Marinette !
Et, en fait de ressemblance, le peintre s'y connaissait ; il ne se trompait pas !
Mme Stilligson ne pouvait ne pas être Marinette. Et pourtant !... Par quel miracle aurait-elle été les deux à la fois? Dans le jour une dame de la haute société et le soir une fille perdue ? On voit cela dans les romans, non dans la vie réelle.
”
Source : Gallica

Michel Nour,  Le cafard (1938)

“ Lilette se rebella :
— Vous nous avez espionnés !
— Je vois que vous n'avez pas peur des mots énergiques. Je ferai de même : vous êtes la maîtresse de Pascal; il faut que cela finisse.
— Je ne demande pas mieux.
— Vous acceptez de rompre ?
— J'accepte de devenir sa femme, comme il me l'a demandé ! répliqua Lilette avec fermeté.
Éléonore pinca les lèvres.
— Vous savez mieux que moi que ce sont des choses qu'on dit et qu'on ne fait pas... Tous les hommes sont des gredins : s'il fallait qu'ils épousent toutes celles qui leur ont cédé sous garantie de promesse de mariage !...
”
Source : Gallica

Michel Nour,  Coeurs fidèles (1938)

“ Quand Bonnier apprit sa disparition, il haussa les épaules :
— C'est une fugue... Quand il en aura assez, il reviendra. La grand'mère hochait la tête... Elle n'était pas tranquille ; elle ne se sentait pas la conscience en repos.
Si on allait repêcher le cadavre de Marc ou le découvrir pendu à une branche dans un bois ? Quel remords !
Claudette s'appliquait héroïquement à faire bonne contenance. Elle se raidissait pour ne pas pleurer quand on pouvait la voir ; mais ses yeux étaient rouges des larmes qu'elle versait en cachette.
”
Source : Gallica

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