Michel Nour

Résumé

Michel Nour Coeurs fidèles (1938)

Quand Bonnier apprit sa disparition, il haussa les épaules :
— C'est une fugue... Quand il en aura assez, il reviendra. La grand'mère hochait la tête... Elle n'était pas tranquille ; elle ne se sentait pas la conscience en repos.
Si on allait repêcher le cadavre de Marc ou le découvrir pendu à une branche dans un bois ? Quel remords !
Claudette s'appliquait héroïquement à faire bonne contenance. Elle se raidissait pour ne pas pleurer quand on pouvait la voir ; mais ses yeux étaient rouges des larmes qu'elle versait en cachette.
Source : Gallica

Michel Nour Coeurs fidèles (1938)

Non seulement elle ne nommerait pas Marc Gérard, mais elle ferait tout ce qui lui serait possible pour détourner de lui les soupçons! Son cœur lui conseillait de sauver celui qui avait voulu la faire mourir !
Pourquoi éprouver une telle pitié à l'égard du bandit qui, sans réussir à la tuer, avait, du moins, par son acte, supprimé en elle toute source de bonheur ?
Elle se rappelait trop le petit garçon qu'elle avait tant gâté autrefois, l'espiègle blondin dont le rire mettait de la joie dans son humble logis...
Source : Gallica

Michel Nour Coeurs fidèles (1938)

Peu à peu, en écoutant le récit du vaurien, Mlle Guillardin s'animait.
— Misérable ! clama-t-elle enfin, misérable !... Dire que j'ai accusé mon pauvre petit Marc ! Canaille ! Bandit !
Elle retrouvait des forces pour tenter de s'élancer sur Léon Poiret, qu'elle voulait à son tour étrangler.
Il fallut qu'on la retînt.
— Vous voyez ! s'écriait triomphalement Claudette, vous vous étiez trompée ! Comment avez-vous pu prendre ce gredin pour votre filleul ? Il ne lui ressemble pas du tout !
— Ah ! gémit Philomène, je ne suis plus bonne à rien, ma petite, je n'y vois plus...
Source : Gallica

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