Michel Nour, Coeurs fidèles (1938)
“ Quand Bonnier apprit sa disparition, il haussa les épaules : — C'est une fugue... Quand il en aura assez, il reviendra. La grand'mère hochait la tête... Elle n'était pas tranquille ; elle ne se sentait pas la conscience en repos. Si on allait repêcher le cadavre de Marc ou le découvrir pendu à une branche dans un bois ? Quel remords ! Claudette s'appliquait héroïquement à faire bonne contenance. Elle se raidissait pour ne pas pleurer quand on pouvait la voir ; mais ses yeux étaient rouges des larmes qu'elle versait en cachette. ”
