“ De là, défilèrent à la suite une mercière, la femme d’un avocat, un marchand d’huile, un boulanger, tous des gens à leur aise ; et tous l’évincèrent, les uns sous des prétextes, les autres en ne le recevant pas ”
Citations sur la mercière
Saint Augustin,
Les Confessions
(401)
“ Venez, je veux vous instruire ; attachés au firmament du ciel, vous serez les flambeaux du monde. Le riche demande au bon Maître ce qu’il doit faire pour obtenir la vie éternelle. Ecoute ce bon Maître que tu crois un homme et rien de plus, mais qui est bon, parce qu’il est Dieu ; il te dit : « Si tu veux arriver à la vie, observe les commandements ; » sépare du sol de ton cœur les eaux amères de la malice et de la corruption ; garde-toi du meurtre, de l’adultère, du vol ; ne porte point faux témoignage, afin que la terre paraisse et germe le respect des père et mère, et l’amour du prochain. ”
“ Je sais, Seigneur, et je confesse, que je me suis enfoui dans mes iniquités par-dessus ma tête, mais l’abondance de vos miséricordes est infinie, et les grâces de votre bonté sont inépuisables ; il n’est point de péché que vous ne puissiez pardonner. C’est pourquoi, Maître adorable, dont la patience n’a point de bornes, daignez montrer en moi un prodige de vos miséricordes ; manifestez la puissance de votre grâce et l’efficacité de votre commisération. ”
“ Tu es un grand maître, oh que je t’ai connu sublime de tendresse ! paternel, persuasif, inspirant de fanatiques dévouements. Pourquoi, vieillard, ton cœur s’est-il endurci ? Pourquoi de tes enfants as-tu voulu faire des esclaves ? Pourquoi le titre de Maître t’a-t-il semblé plus doux que celui de Père ? Et à présent te voilà seul, car les êtres intelligents ne se soumettent qu’à la bonté. Tu règnes, tout tremble autour de toi. Il n’y a pas dans ton domaine un cheveu qui ose se dresser contre toi, et tout frémit au souffle de ta colère, comme les feuilles au vent d’orage. ”
Honoré Mercier, Biographie, discours, conférences…
“ Quand on a pénétré de plus près, quand sous la rigidité apparente de l’orateur, on a été à même de reconnaître et d’apprécier la chaleur de l’âme, la spontanéité de la passion, l’affabilité du caractère, disons le mot, cette bonhomie véritable qui ne s’allie bien qu’avec la force, on n’est point surpris du prestige que M. Mercier a su acquérir auprès du peuple. ”
Minucius Félix, Les Pères de l’Église
“ Serviteurs, obéissez avec crainte et respect, dans la simplicité de votre cœur, à ceux qui sont vos maîtres selon la chair, comme à Jésus-Christ même, et servez-les avec affection. Et vous, maîtres, ayez de même de l’affection pour vos serviteurs, ne les traitant point avec rigueur et avec menaces, sachant que vous avez les uns et les autres un maître commun dans le ciel, qui n’aura point d’égard à la condition des personnes. Si nous vivons par l’esprit, conduisons-nous aussi par l’esprit. ”
“ Maintenant, seigneur, jugez vous-même si j'ai la moindre raison d'aimer le More.RODERIGO.—En ce cas, je ne resterais pas à son service.JAGO.—Seigneur, rassurez-vous. Je le sers pour me servir moi-même contre lui. Nous ne pouvons tous être maîtres, et tous les maîtres ne peuvent être fidèlement servis. Vous trouverez beaucoup de serviteurs soumis, rampants, qui, passionnés pour leur propre servitude, usent leur vie comme l'âne de leur maître, seulement pour la nourriture de la journée. Quand ils sont vieux on les casse aux gages. ”
Maurice Grenier, L'abbé Maurice Grenier, vicaire à Vuillafans… (1901)
“ Il faut que j'apprenne à connaître le monde, à connaître les hommes dans leur grandeur pour les respecter, dans leurs douleurs et leurs misères pour les aimer et pour trouver la force de travailler pour eux. Vous venez, Seigneur, de me rendre la vie, après m'avoir anéanti, comme pour m'apprendre que vous êtes le Maître, vous me relevez de votre main, et de nouveau vous montrez à mes regards le monde où il y a tant de souffrance et d 'ignorance, et vous me dites d'y aller pour enseigner, fortifier et consoler. ”
François-Timoléon Bègue Clavel, Histoire pittoresque des religions… (1844-1845)
“ Ne soyez pas comme des mercenaires, qui ne servent leurs maîtres qu'à condition d'être payés, mais servez votre maître sans aucune espérance d'être récompensés, et que la crainte de Dieu soit toujours devant vos yeux. ”
“ Maître de la sagesse et Dispensateur de toute intelligence, qui instruisez les ignorants et protégez les pauvres, affermissez et éclairez mon cœur, ô Seigneur. Verbe du Père, donnez-moi la parole, car je n’empêcherai pas mes lèvres de crier vers vous : Dieu de miséricorde, prenez pitié de moi, votre créature déchue. ”
V. D., Le chevalier ermite ou Le fruit d'une bonne lecture (1863)
“ Vous voyez en moi un de ces exemples de miséricorde que la divine providence se plaît à montrer de temps en temps au monde pour lui prouver que la puissance de son bras n'est pas raccourcie, et qu'elle peut, à son gré, changer en or pur les plus vils métaux et faire du plus grand pécheur un vase de prédilection ou un modèle de pénitence. ”
Alfred Mercier,
Biographie de Pierre Soulé, sénateur à Washington…
(1848)
“ Chrétien de coeur, jamais il lie refusa son secours à l'accusé indigent. —J'ai fait une bonne action, — telle fut souvent la seule récompense dont il se paya, au sortir de ces plaidoieries où il venait de prodiguer les trésors de sa science, de son âme, de sa vie. Mais non, nous nous trompons ; le peuple, dans ses admirables instincts de délicatesse et de gratitude, ajoutait son tribut d'estime et d'amour au contentement que l'orateur tirait de sa propre conscience. Doux et affable envers tous, mais inexorablement juste, jamais il n'admit de privilège parmi ses clients ”
A.-E. de L'Étoile, Une visite à chacun, par A.-E. de L'Étoile (1866)
“ « Que le bon Dieu du ciel vous récompense, mon brave monsieur,' et que vos enfants, si vous en avez, vous donnent toutes sortes de satisfactions !» Le curé sourit : « Je n'ai pas d'enfants, et j'en ai beaucoup, car je suis un prêtre, et tous les malheureux sont mes enfants. Commencez donc par me satisfaire comme vous désirez que les autres le fassent, mon fils : commencez par me satisfaire en supportant votre grand malheur avec résignation, afin de mériter les récompenses du ciel. » ”
Jean Mercier, L'abbaye et la vallée d'Abondance (1885)
“ S'il arrive que les exigences de la règle et la discipline des moeurs vous arrachent des paroles pénibles et que vous reconnaissiez avoir dépassé les bornes, on n'exige pas que vous demandiez pardon à vos inférieurs, parce que cette pratique outrée de l'humilité vis à vis de ceux qui doivent être inférieurs risque de paralyser l'autorité qui doit les conduire. Mais alors il faut demander pardon à ce Maître universel qui connaît combien vous avez de bienveillant amour même pour ceux que vous reprenez plus vivement qu'il ne faudrait. ”
“ Perdu comme eux par mes fautes, mais repentant aujourd’hui, ô divin Sauveur, personne ne vous a autant offensé que moi ; mais il n’est point de péchés si grands et si nombreux que votre patience, votre bonté et votre miséricorde, ô mon Dieu, ne surpassent. La clémence de votre miséricorde se répand sur ceux qui font pénitence, les purifie, les fait briller comme des enfants de lumière, et les rend participants de votre divinité. ”
Philippe Gille,
Poésies de Philippe Gille. L'herbier
(1897)
“ LAS de son bonheur, l'Esprit dit au Maître : « Plus de liberté ! Je veux me soumettre, Et souffrir des maux, des pleurs, des courroux Qui font les clameurs qui montent vers nous ! « C'est assez errer, n'ayant d'autre forme Dans l'éther sans fin que le moule énorme De l'éternité qui s'ouvre toujours, Du gouffre qui n'a de nuits ni de jours ! « 0 Maître, contente enfin mon envie, Je veux la limite au temps, à la vie, Il me faut le froid d'un collier de fer, J'ai soif de maudire et d'avoir souffert ! » ”
Joachim du Bellay,
Œuvres complètes de Joachim Du Bellay…
“ Pourquoy ne m’as-tu fait de moy-mesme le maistre, Pour suivre ma raison, et vivre du tout mien ? Je voy les deux chemins, et ce mal, et de bien : Je sçay que la vertu m’appelle à la main dextre, Et toutefois il faut que je tourne à senestre, Pour suivre un traistre espoir, qui m’a fait du tout sien. Et quel profit en ai-je ? ô belle récompense ! Je me suis consumé d’une vaine despense, Et n’ay fait autre acquest que de mal et d’ennuy. L’estranger recueillit le fruict de mon service, Je travaille mon corps d’un indigne exercice, Et porte sur mon front la vergongne d’autruy. ”
Simon, Cercle catholique d'ouvriers de Troyes… (1874)
“ Non, Messieurs, aucune pensée de ce genre, fût-elle juste, n'entre ici ; il n'y a place parmi vous que pour Dieu, les âmes, la vérité, le bien et les honnêtes délassements. Mais réussirez-vous dans cette grande entreprise? CVstle secret de Dieu ; succomber, du reste, au poste du devoir, comme le général de La Moricière, serait une mort glorieuse. Mais vous réussirez, Messieurs, parce que vous le voulez, et parce que vous attendez humblement la réussite, non de vos efforts, mais de Dieu et du concours fraternel qui ne peut vous faire défaut. Vous réussirez, parce que vous resterez unis. ”
Manon Roland,
Lettres de Madame Roland de 1780 à 1793
“ Que sont les déférences, les égards de votre sexe pour le mien, autre que les ménagements du puissant magnanime pour le faible, qu’il honore et protège en même temps ? Quand vous parlez en maître, vous faites penser aussitôt qu’on peut vous résister, et faire plus peut-être, tel fort que vous soyez. ”
Amédée de Margerie, L'abbé Mourlon, chanoine de la cathédrale de Moulins… (1881)
“ Mais, en ce grandjour de votre infinie miséricorde, j'espère de vous la grâce d'écouter le langage et de comprendre les exemples de votre sainte Passion. A l'affligé, à l'agonisant vous dites : Priez, venez à moi, demandez avec moi ; je suis le Dieu qui éprouve et qui console. — Mon Dieu, donnezmoi le don de prière ! Aux calomniés, aux persécutés vous dites : Silence ! mon Père vous voit, cela suffit aux enfants de la foi ; il est difficile de parler de ses peines sans les exagérer, sans incriminer ses frères; innocent, on peut devenir coupable en devenant injuste et vindicatif. ”
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Contes fantastiques
“ Si tu avais pu voir de quelle prévenante sollicitude, de quels soins tout paternels m’entoura alors mon excellent maître. Ce n’est pas seulement le corps qu’il sait conserver en santé, non, c’est l’esprit surtout qu’il initie aux délices d’une vie supérieure ! ”
Charlotte Dacre,
Zofloya, ou Le Maure (1806)
“ Maîtresse incomparable et adorable, dit-il, en posant un genou en terre, et la main sur son cœur, veuillez informer le plus soumis de vos esclaves, de ce que vous désirez de lui ; et croyez que son bonheur sera d’accomplir vos souhaits, avec toute la promptitude d’un être qui vous est entièrement dévoué. ”
“ Vous donc aussi soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le fils de l’homme vient. 41. Et Pierre lui dit : Seigneur, dis-tu cette parabole pour nous, ou aussi pour tous ? 42. Et le Seigneur dit : Qui donc est l’économe fidèle et prudent que le maître [149] établira sur les domestiques de sa maison, pour leur donner au temps convenable leur ration de blé ? 43. Bienheureux est cet esclave-là que son maître, lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi. ”
Arthur de Boissieu,
Les vivants et les morts : IIIe série des Lettres d'un passant…
(1870)
“ Si le maître ou la maîtresse du logis commettent un de ces mots charmants qui tombent ordinairement des lèvres des princes ou des fées, ne faites pas semblant de joindre les mains pour applaudir ou de vous pencher pour ramasser. Vous ferez preuve d'esprit en risquant un sourire expressif qui découvre les dents et un soupir d'admiration qui soulève le corsage. Parlez sans excès, écoutez avec art et affichez en toute occasion le respect de vous-même et le dédain des autres. ”
André Gouilloud, Saint Eucher. Lérins et l'église de Lyon au Ve siècle par le P. André Gouilloud… (1881)
“ Nous recevons de votre part la paie de nos fatigues, nous tenons la vie de lui. Impossible à nous de suivre vos ordres pour renoncer à notre Créateur, à Dieu notre maître qui est aussi le vôtre, que vous le vouliez ou ne le vouliez pas. ”
Comtesse de Ségur,
Le Mauvais Génie
“ Ah! si je n'avais pas eu cette crainte, je ne les aurais jamais quittés. Mes bons maîtres! s'ils étaient plus riches! mais le bon Dieu fait tout pour notre bien, dit M. le curé; il faut que je me soumette. ”
Cte de Martimprey, Réponse à "un bourgeois" (1890)
“ Dieu merci, l'exemple est donné déjà, la voie ouverte, et quelques hommes, non des moins considérables par le caractère et par le talent, soutiennent de leur bras l'étendard sacré qui porte pour devise : « Justice et charité ». ”
Jacques Sevin,
Les chansons des scouts de France
(1926)
“ Coeur de Jésus, notre Chef, notre Frère, Apprenez-nous à être généreux, Et, dédaigneux d'un labeur mercenaire, A vous servir comme on doit servir Dieu. Il Apprenez-nous ce qui fait l'âme grande, La noble horreur de la vulgarité ; Quant à l'amour, honte à qui vous marchande ! Apprenez-nous à donner sans compter. ”
La Sainte Bible selon la Vulgate… (1866)
“ Longtemps après, le maître de ces serviteurs étant venu, leur fit rendre compte. 20. Celui qui avait reçu cinq talents s'approchant, en présenta cinq autres, et dit : Seigneur, vous m'avez donné cinq talents, en voilà cinq autres que j'ai gagnés de plus. 21. Son maître lui répondit ; Bien ! ô bon et fidèle serviteur ; parce que vous avez été fidèle dans de petites choses, je vous établirai sur de beaucoup plus grandes : entrez dans la joie de votre seigneur. ”
Cyrille Gillet, La vénérable Louise de France, fille de Louis XV, en religion mère Thérèse de Saint-Augustin… (1880)
“ Une extrême pureté de mœurs, un extérieur plein de réserve, de gravité et de modestie, une morale sévère, tout en lui concourait à le faire regarder comme un saint, et lui attirait la confiance des personnes pieuses. ”
Dimitri Merejkovski,
Le Roman de Léonard de Vinci
“ Maître, figurez-vous seulement l’écarquillement de leurs yeux, lorsqu’ils verront les « ailés » planer dans les airs. Ce ne seront plus des anges en bois pour amuser la populace ! Ils verront et croiront que ce sont des dieux. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Vous pouvez m’aider dans une bonne et belle œuvre. — Moi, monseigneur ? — Vous ; aux yeux du monde, vous serez un vivant et salutaire exemple... L’heureuse position que la Providence vous fait prouvera que les gens tombés bien bas peuvent encore se relever et beaucoup espérer lorsqu’ils se repentent et qu’ils conservent pures quelques saillantes qualités. En vous voyant heureux parce qu’après avoir commis une criminelle action, expiée par une punition terrible, vous êtes resté probe, courageux, désintéressé, ceux qui auront failli tâcheront de devenir meilleurs. ”
Jean Mercier, L'abbaye et la vallée d'Abondance (1885)
“ Que votre mise ne se fasse point remarquer; ce n'est pas par vos vêtements, mais par vos moeurs que vous devez chercher à plaire. Quand vous allez à la promenade, faites-la ensemble. Arrivés au point où vous allez, arrêtez-vous ensemble. Qu'il n'y ait rien dans votre démarche, dans votre maintien, dans votre mise, dans tous vos mouvements qui blesse les regards de personne, mais qu'au contraire tout convienne à votre sainte profession. ”
Eugène Le Roy,
La Damnation de Saint Guynefort
“ Terre, tu recevras chaque jour trois coups de discipline... — Comme ceux que je me donnais sur les sacs de blé ? — Sur les fesses, mon ami, sur les fesses...... avec une queue de renard... — Grand merci, monseigneur ! — Puis, comme j’aime les gens d’esprit, les humains qui ont de l’engin et du savoir faire, je t’attache à ma cour ; tu seras mon porte-curedent : viens recevoir les insignes de ta dignité. ”
Louis-Sébastien Mercier,
Tableau de Paris
“ On dira, comment le pasteur quitte-t-il son troupeau ? Cette vieille image ne forme plus aucun sens ; rien n’est d’un poids si leste que la charge pastorale. Les maîtres de la morale n’enseignent point la morale ”
Charles Moreau, Histoire du T. R. P. Basile Antoine Marie Moreau… (1923)
“ A l'exemple du divin Maître, qui ne donnait pas sa paix à ses disciples comme le monde la donne, je ne vous souhaite pas les joies du monde, ni les honneurs et les richesses tant désirées par les enfants du siècle, ni les vains succès de la terre. ”
Sébastien Faure,
La morale officielle... et l'autre…
(1920)
“ Prêtre et juge représentent, aux yeux de la classe ignorante, crédule, superstitieuse, quelque chose de sacré, d'incompréhensible, de mystérieux, quelque chose au-dessus de la nature, quelque chose d'extra-humain, planant au-dessus de nos petites misères, de nos défaillances, de nos fautes et de nos erreurs. ”
Louis Veuillot,
Les pèlerinages de Suisse
(1896)
“ Vous marchandez avec Dieu, vous lui faites vos conditions; vous vous arrangeriez bien du paradis, pourvu qu 'il ne vous coûtât pas trop cher; vous voulez bien servir votre Maître, mais comme le mercenaire qui ne fait que juste ce qu'il faut pour n'être pas renvoyé. ”
