Charlotte Dacre,
Zofloya, ou Le Maure (1806)
“ Une passion emportée à l’excès, une haine des plus fortes, et la soif ardente du sang, envers ceux qui s’opposaient à ses desseins, voilà ce qui remplissait le cœur de Victoria. Son imagination s’aigrit de plus en plus, sa tête se troubla entièrement, et livrée ainsi à des idées atroces, elle doubla le pas, sans tenir de marche directe : déjà elle était à la vue du château, quand une voix faible prononça son nom. Elle leva la tête, et s’arrêta subitement, en voyant le simulacre touchant du ci-devant beau et séduisant comte de Bérenza ; il était soutenu par Lilla et Henriquez. ”

