“ Je le connais beaucoup, signora, répondis-je d’un ton acerbe ; c’est un très beau garçon, un très grand comédien, un admirable chanteur, un causeur très spirituel, un aventurier hardi et facétieux, et de plus intrépide duelliste, ce qui ne gâte rien. La signora regarda son cousin, et me regarda ensuite d’un air insouciant comme pour me dire : « Peu m’importe. » Puis elle éclata de nouveau d’un rire inextinguible, qui n’avait rien de naturel et qui ne se communiqua ni au cousin ni à moi. ”
Signora
Définition et enjeux
Le terme signora, emprunté à l’italien, désigne dans la littérature un personnage féminin souvent noble ou distingué, dont les traits sont analysés à travers des relations sociales et émotionnelles complexes.
Des auteurs comme George Sand ou Madame de Staël en font usage pour illustrer des dynamiques de pouvoir ou des tensions affectives, comme dans Le Piccinino, où la signora incarne à la fois la résolution et la vulnérabilité. Ces représentations, variées et nuancées, révèlent une attention aux subtilités de genre et aux codes culturels, liés à des thèmes proches tels que Salomé ou Consuelo.
Citations sur “signora”
Eugénie Foa,
Les Petits artistes peintres et musiciens…
(1863)
“ Vous n'êtes pas ici plus princesse que moi, signora, plus duchesse que votre frère, qui travaille comme un homme de peine, je le parie, depuis que le jour est levé. Vous êtes une petite bourgeoise descendant de bons et braves teinturiers, et, s'il y a un peintre dans la famille, comme dit ma chère mère, cela ne sort pas de la couleur. Ainsi donc allez chercher votre mandoline, si vous ne pouvez chanter, jouez du moins, signora, jouez, ne m'échauffez pas la bile ! ”
Édouard Didier, La Petite Princesse , histoire vénitienne… (1881)
“ Vous le voyez, monsieur, ajouta-t-elle avec sa double grâce de jeune fille et d'Italienne, une mystérieuse alliance avait déjà fiancé nos deux destinées, en nous faisant à chacun parité d'infortune. Ah ! signora, comme vous savez panser les plaies d'un cœur malade ! Bien malade, je le vois, mais je vous guérirai. Je le veux, ajouta-t-elle avec cette délicieuse mutinerie qui faisait le charme de cette étrange nature. ”
Madame de Staël,
Œuvres inédites
“ LE COMMISSAIRE. Mais c’est charmant cela ! Deux fois par semaine, bailli ; une belle robe, du pouvoir, et point de danger. Signora, je suis à vous. LA SIGNORA FANTASTICI. Passez de ce côté ; vous, capitaine Rodolphe, vous ne quitterez pas ma fille. RODOLPHE. Non sûrement, signora : c’est mon Armide. Si je vais en Italie avec elle, je serai toujours Renaud, n’est-ce pas ? LA SIGNORA FANTASTICI. Oui, sans doute. Néanmoins vous vous prêterez quelquefois au rôle de Sacripant. Il faut être complaisant dans les troupes de société. ”
“ La signora était enveloppée d’un grand voile noir, et ses mains le retinrent croisé sur son visage pendant quelques instans. Elle ne me parlait point, elle courbait sa belle tête, comme si elle fût venue à l’église pour prier ; mais, malgré tous ses efforts pour me paraître calme, je vis que son sein était oppressé, et qu’au milieu de son audace elle était frappée d’épouvante. Je n’osais la rassurer par des paroles tendres, car je la savais prompte à la repartie ironique, et je ne prévoyais pas quel ton elle prendrait avec moi en cette circonstance délicate. ”
“ Parce que vous êtes plus jolie cent fois que votre maîtresse, lui dis-je en passant un bras autour d’elle et en lui donnant un baiser avant qu’elle eût le temps de se douter de ma fantaisie. C’était une belle villageoise, une sœur de lait de la signora. Elle était brune aussi, grande et svelte, mais timide dans sa démarche, et aussi naïve, aussi douce dans son maintien que sa jeune maîtresse était résolue et rusée. ”
Edward Bulwer-Lytton,
Rienzi
(1835)
“ Signora, dit-elle en s’adressant à une des dames Orsini, votre mari est en grande faveur auprès du tribun qui lui destine un brillant commandement. Sa fortune est assurée, et nous nous en réjouissons, car il n’est pas d’homme qui serve plus loyalement l’État. Avez-vous vu, belle dame de Frangipani, les derniers vers de Pétrarque en l’honneur de mon seigneur et maître ? Ils sont là-bas, me permettez-vous de vous inviter à en faire apprécier les beautés à la signora de Savelli ? Nous nous réjouissons, noble dame de Malatesta, que votre vue soit si bien rétablie. ”
“ Enfin, je réussis à comprendre que le bruit s’était répandu, dans la maison, de mon prochain mariage avec la signora. Quelques mots d’impatience qu’on lui avait entendu dire à Salomé avaient suffi pour faire naître cette opinion. La signora avait dit textuellement en parlant de moi : « Le temps n’est pas loin où vous le servirez, au lieu de lui commander. » ”
G. Teniers, Les mystères de Venise, ou Marino Marinelli… (1879)
“ Les sœurs ont leur place dans le caveau ! — Est-ce que rien ne nous trahira? demanda Maddalena d'une voix sourde. — Rien, Signora, allez la voir vous-même; elle a l'air de dormir. — Non, non, je ne veux pas la voir! — Avez-vous peur de la mort? Non, noble Signora, les morts sont silencieux. Vous ne voulez donc plus rien savoir de la sœur Angélica. — J'assisterai à la cérémonie funéraire, mais je ne veux pas la voir. — Comme vous voulez, Signora, répondit l'abbesse en appelant les sœurs pour donner ses ordres. ”
Édouard Didier, La Petite Princesse , histoire vénitienne… (1881)
“ Vous le voyez, je ne sais pas retenir les premières paroles qui me viennent aux lèvres. - Ah ! signora, dit Jacques, ne retenez jamais celles-là; ce sont les anges qui les soufflent aux chastes oreilles pour panser les plaies des cœurs blessés. Eh bien, je ne les retirerai donc pas, dit Régina en secouant la tête comme pour chasser l'émotion dont elle avait été saisie malgré elle ”
Sophie de Ségur,
François le bossu (7e éd.)
(1879)
“ Signorina, bella, bellissima, moi, Paolo, désire vous voir tous les zours avec vos beaux ceveux noir de corbeau, votre peau blanc de lait, vos bras souperbes et votre esprit magnifique; et zé demande, signora, que zé vienne tous les zours ; zé donnerai des leçons à la petite signorina; zé serai votre serviteur dévoué, zé dézeunerai, pouis zé recommencerai les leçons, pouis les promenades avec vous, pouis vos commissions, et tout. ”
Édouard Didier, La Petite Princesse , histoire vénitienne… (1881)
“ Mais, à mon grand regret, signora, je suis forcé de décliner l'honneur de votre alliance. Et pourquoi cela, monsieur Jacques? dit Régina en essuyant ses yeux. Pourquoi, signora ? votre oncle vous l'a trop dit, et vous venez de le voir; nous n'avons ni les mêmes goûts, ni les mêmes idées, ni les mêmes aspirations. Les mêmes aspirations, oh ! pour cela, je le nie, dit Régina. Nous sommes artistes tous deux. tous trois, ajouta-t-elle en se tournant vers Pierre. ”
Hippolyte Larrey,
Madame mère (Napoleonis mater)…
(1892)
“ Cette fidélité de l'attachement conjugal bien unie à l'élévation du caractère, au sentiment du devoir et à la pratique de la vertu, dans la bonne ou la mauvaise fortune, les qualités de race, ou la simplicité de son éducation corse et l'éloignement de la vie factice du monde, font comprendre l'affection invariable de la signora pour l'époux qu'elle avait choisi. ”
George Sand,
La dernière Aldini
“ La signora lui rendit aussitôt généreusement sa liberté; elle parut triste et malade pendant plusieurs jours; mais, au bout d'un mois, le prince de Montalegri vint occuper dans la gondole la place que l'ingrat Lanfranchi avait laissée vacante, et pendant un an encore, Mandola et moi promenâmes sur les lagunes ce couple bénévole, et en apparence fortuné.J'avais un attachement très-vif pour la signora. Je ne concevais rien de plus beau et de meilleur qu'elle sur la terre. ”
Anonyme, Amours, galanteries, intrigues… (1788 (18?))
“ Rappelez-vous, noble signora, ce que vous-même devez à l’honneur, ce que je dois au baron, et daignez m’accorder, au lieu de ces sentiments que je ne puis jamais payer de retour, votre estime et votre amitié. Cette déclaration formelle et inattendue fit pâlir la baronne. soustraire à ma vengeance ; de fidèles agents vont épier vos démarches, vos actions, vos regards ; oui, vos yeux mêmes me découvriront ma rivale ; et quand je la connaîtrai, tremblez, Alphonso, et pour elle et pour vous. ”
Histoire secrète des amours de la famille N. Bonaparte (1815)
“ La nuit vint enfin, et je volai chez ma sirène. Je la trouvai seule , tous les domestiques avaient été éloignés; elle était vêtue en blanc, ses beaux cheveux relevés en tresse, étaient assujetis par un ruban rose; on l'eut prise pour la mère des amours. La signora n'eut pas de peine à me convaincre que le petit événement de la veille était dû à un malentendu de l'un de ses domestiques. Elle m'en fit ses excuses. La conversation s'engagea. Je parlai avec feu, le désir étincelait dans mes regards, je lui ravis un baiser, qui fut suivi de mille caresses. ”
Hippolyte Larrey,
Madame mère (Napoleonis mater)…
(1892)
“ C'est à peine si la signora reconnaît, sur son passage, les personnes empressées de la saluer; elle n'a que le temps de regagner sa demeure et de parvenir à son appartement, sans atteindre sa chambre à coucher. ”
George Sand,
La Daniella
(1880)
“ La signora est d'une pétulance! Je vous en prie, mon cher, suivez-la. Ces chemins sont très-difficiles, et elle ne s'en méfie pas assez. Je rendis la main à Vulcanus, c'est le nom du poney que Felipone m'avait prêté, et, dépassant ceux qui marchaient devant, j'atteignis la dame voilée et lui fis part, sans trop me soucier de lui être agréable ou non, des inquiétudes du prince. ”
George Sand,
La Comtesse de Rudolstadt
“ Signora, me dit-il après un instant d'hésitation, pourquoi mendiez-vous aujourd'hui? Est-ce donc une profession en effet, comme le disent les riches impitoyables! N'avez-vous pas de famille? Ne pouvez-vous être utile à quelqu'un, au lieu d'errer la nuit comme un spectre autour des églises? ”
Madame de Staël,
Œuvres inédites
“ LICIDAS. Signora, contentez-vous des fils, et n’essayez pas d’emmener le père et la mère ; cela ne se peut pas. LA SIGNORA FANTASTICI. Qui vous a dit que cela ne se pouvoit pas ? Il ne s’agit que d’arracher les hommes à leurs habitudes. Il faut leur faire sentir l’intérêt d’une vie nouvelle, l’insipidité de la leur. Il faut réveiller leur amour-propre, exciter leur imagination, et ils sont à nous. M. DE KRIEGSCHENMAHL. Allons, monsieur le Commissaire, faites votre devoir. LE COMMISSAIRE. Madame, je sui... is chargé... LA SIGNORA FANTASTICI. De quoi ? ”
Armand Dubarry, L'Allemagne chez elle et chez les autres (1880)
“ La signora.serra la lettre. — Maintenant, allons à la maison préparer ce qui est nécessaire. —Voulez-vous que j'amène la gondolé? proposa Zéfirino. — Inutile ; j'irai à pied: Et prenant son manteau et son chapeau des mains de Nina : Adieu, mon enfant, ajouta-t-il en embrassant Arabella, du courage! 190 L'ALLEMAGNE EN ITALIE Arabella balbutia un « au revoir », Aldini pressa la main à la signora Candida et se dirigea vers l'escalier. — Quelle heure sonne? demanda-t-il, en écoutant tinter la cloche du campanile de Saint-Marc. — Minuit et un quart, dit Nina. ”
Charlotte Dacre,
Zofloya, ou le Maure, Histoire du XVe siècle
“ Laurina, vous ne m'entendez pas. La signora agira selon que les circonstances l'exigeront. Vous pouvez vous en reposer sur sa discrétion pour le bien-être de votre fille. Quand, par une conduite plus sage (il lança un coup-d'œil significatif à la signora) et en la privant de tout ce qui pourrait l'induire au mal, Victoria montrera un véritable changement d'humeur, alors nous viendrons la retirer d ici, et vous l'aurez encore auprès de vous, mon amie; comme il est aussi dans mon intention, signora de Modène, de partir demain matin, de très-bonne heure, et avant que Victoria soit éveillée. ”
Paul de Musset,
Course en voiturin
“ Je donnai quelques avis maternels à l’épousée, qui me promit d’avoir toujours pour moi le respect d’une fille, et puis je l’embrassai en lui offrant un présent de noce. Une distribution aux conviés termina la séance. On remonta dans les voitures aux cris de : Vive la signora ! vive la reine des trovatelles ! ”
“ Il n’y avait plus entre nous ni serviteur, ni patronne, ni barcarole, ni signora ; il y avait un jeune homme et une jeune femme amoureux l’un de l’autre. Un éclair traversa mon âme et jaillit de mes yeux. Elle me repoussa vivement, et s’écria voix étouffée : Va-t’en ! J’obéis, mais en triomphateur. Ce n’était plus le valet qui recevait un ordre : c’était l’amant qui faisait, un sacrifice. ”
François-Joseph Grille, Miettes littéraires, biographiques et morales… (1853)
“ Mal avec les maris. (Opéra comique des Visitandines.) Et plus mal que jamais, à ce qu'il parait, mon cher chevalier, puisqu'il est vrai que le signor à qui tu veux simplement escamotter la signora Carlotta, son épouse, est infiniment brutal sur l'article. Ce que c'est, bon Dieu! d'être là ou ici! à Sienne ou à Paris !... Un jeune objet, frais comme la rosée du matin et vermeil comme la naissante aurore, sort à peine d'être fiancé à un butor, qu'on se le passe de main en main et qu'on finit par se l'a- proprier exclusivement, à la barbe dudit épou- seur... ”
Édouard Didier, La Petite Princesse , histoire vénitienne… (1881)
“ C'était le portrait de la mère de Jacques. Régina s'en -. approcha. La signora avait une très vive passion pour les arts, et, chose assez rare chez une jeune fille, un goût très sûr. ; - Oh ! que voilà une belle chose ! s'écriat-elle après un instant de contemplation. 1 Elle s'approcha davantage en s'apercevant que la couche de vernis avait été tout récemment posée. C'est impossible, dit-elle, les modernes n'ont ni cette vérité ni cette couleur ; ce pqrtrait a été reverni. Elle souleva le tableau et aperçut les tons blancs de la toile neuve et l'estampille du marchand. ”
Auguste Maquet,
La belle Gabrielle — Tome 3
“ Sans doute. Que pourrais-je faire, moi, pauvre étrangà ̈re, au cas mÃame oÃ1 je découvrirais le rendez-vous de Speranza et de la duchesse? De quoi servirait mon témoignage, à moi, qui ne tiens à rien en ce pays? Vous, au contraire, vous qui aspirez à convaincre le roi que vous Ãates seule digne de lui; vous qui pourriez amener sur les lieux des témoins imposants par leur rang et leur autorité, c'est vous, signora, qui devriez Ãatre ce soir à la Chaussée. ”
Mathilde Kindt, Le Oui et le non des femmes
“ À la clarté douteuse de la lune j’aperçus alors la charmante comtesse mélancoliquement accoudée à la fenêtre, parlant probablement aux étoiles et aux nuages, et les suppliant de lui amener l’idéal amant dont elle doit caresser l’image dans son cœur. Ma foi, tu sais ma théorie sur les femmes il ne faut qu’un moment de hardiesse et de surprise pour que la plus vertueuse s’abandonne tout entière ; puis la comtesse était belle à miracle, avec ses mains jointes et ses yeux bleus qui brillaient dans la nuit. ”
Jean Racine,
Livre:Racine - Œuvres, Didot, 1854…
“ Elle ne voit dans Rome et n’écoute que vous ; Vous ne faites qu’un cœur et qu’une âme avec nous. Au nom d’une amitié si constante et si belle, Employez le pouvoir que vous avez sur elle ; Voyez-la de ma part. ANTIOCHUS. Voyez-la de ma part. Moi, paraître à ses yeux ! La reine, pour jamais, a reçu mes adieux. TITUS. Prince, il faut que pour moi vous lui parliez encore. ANTIOCHUS. Ah ! parlez-lui, seigneur. La reine vous adore : Pourquoi vous dérober vous-même en ce moment Le plaisir de lui faire un aveu si charmant ? Elle l’attend, seigneur, avec impatience. ”
Jules Beaujoint,
Les Reines galantes, par Jules Beaujoint et A.-M. Dumonteil
(1873)
“ Est-ce le bonheur de revoir votre patrie ?.. Envoyez aujourd'hui même un courrier à Rome, pour que l'on prépare tout dans le palais Farnèse, car c'est là que je veux retourner... Ne m'avez-vous pas dit que vous aviez un frère ? — Un ancien garde de Sa Sainteté! — Je veux rattacher à ma maison, comme chef de mes gardes... C'est pour vous donner un nouveau témoignage de mon affection et de ma reconnaissance pour vos excellents services... et je no m'en tiendrai pas là... — Reine, j'ai besoin de votre pardon, car je suis un bien grand coupable. ”
“ Je compris l’apologue, et lui fis don d’une cravate. Il retrouva aussitôt sa bonne humeur, qu’il avait fait semblant de perdre. — Excellence, me dit-il, je vous aime, et je m’intéresse à un cavaliere qui sait ce que c’est que la vie ! (C’est là son éloge favori, éloge mystérieux, profond peut-être dans sa pensée.) Je veux vous donner un bon conseil. Il faut épouser la signorina. C’est moi que je vous le dis ! — Ah ! ah ! tu veux me marier ! Avec quelle signorina ? — La Medora, l’héritière future de Leurs Excellences britanniques. ”
“ BOL. Quelque grande dame, qui vous porte intérêt... MASH. Non, monsieur... non, cela n’est pas possible ! BOL. Qu’y aurait-il d’étonnant ?... La reine Anne, notre charmante souveraine, est une personne fort respectable et fort sage, qui s’ennuie royalement... je veux dire autant que possible... mais à sa cour, on s’amuse beaucoup !... toutes nos ladys ont de petits protégés, de jeunes officiers fort aimables, qui, sans quitter le palais de Saint-James, arrivent à des grades supérieurs. MASH. Monsieur !... BOL. Fortune d’autant plus flatteuse qu’elle n’est due qu’au mérite personnel. ”
