Madame de Staël,
Œuvres inédites
“ SAPHO. « Oui, je les remercie. Mais de quoi ? Le bonheur n’a point approché de mon âme. Apollon ne saurait l’accorder ; c’est le Dieu de la mer qui peut ramener le calme dans mon cœur. Apollon, tu ne donnes qu’un vain laurier ; et lui, ce dieu des ondes, ne peut-il pas conduire une barque dans le port ? C’est lui que j’adore ; c’est lui dont je veux être la prêtresse. N’a-t-il pas un palais dans le sein de la mer ? qu’il m’y donne un asile, et là je charmerai par mes chants les Naïades étonnées. Froides Muses, qui n’avez pas su me rendre chère à ce que j’aime, quel culte voulez-vous de moi ? » ”
