Résumé

Édouard Didier La Petite Princesse , histoire vénitienne… (1881)

Sir William, M. Jacques, mon fiancé, un peintre français.
Aoh ! très bien ! dit sir William ; l'art confère des titres de noblesse, monsieur, dit-il en saluant Jacques avec courtoisie tout en lui faisant ce compliment, le seul qu'il eût aussi galamment tourné en toute sa vie.
J'espère que vous me ferez l'honneur de venir à mes noces ? dit Régina.
Oh! certainement, signora, je n'aurais garde d'y manquer. Seulement, ajouta-t-il en soupirant, j'avais rêvé pour vous d'autres fiançailles.
Et vous me ferez pour ce jour-là le saint
sacrifice de cette superbe barbe qui vous va si mal ?
Source : Gallica

Édouard Didier La Petite Princesse , histoire vénitienne… (1881)

Ce que, dans votre jargon scolastique, vous appelez la Renaissance, Venise a le droit d'en revendiquer l'honneur.
Pendant que le duc et Pierre politiquaient ainsi, Régina et Jacques parlaient amour : c'étaient les sages ! Si le bonheur est le but de la vie, ne devrait-on pas faire un sinet au livre, à l'endroit où commence ce chapitre : L'amour !
Oui, le bonheur est le but, mais c'est un but qu'on n'atteint jamais. Le bonhenr ! c'est une montagne autour de laquelle on tourne toute sa vie sans jamais pouvoir la gravir. On marche, on marche toujours en regardant incessamment le sommet.
Source : Gallica

Édouard Didier La Petite Princesse , histoire vénitienne… (1881)

Pardon, mon enfant, c'est que j'ai à parler à Salomon, le custode du palais.
Permettez-moi de vous faire observer, cher tuteur, que ce que j'ai à vous dire doit être pour vous de plus d'importance qu'une conversation avec votre custode, et, soit dit en passant, il n'a pas l'art de me plaire beaucoup votre signor Salomon.
Ils ne sont pas nombreux ceux qui te plaisent, dit le duc en souriant.
Ah ! reprit Régina menaçant du doigt, méchant tuteur, comme vous regretterez tout
à l'heure de m'avoir dit cela!
Source : Gallica

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