Pierre Gourdon, L'invincible espérance (1952)
“ Bernadette n'avait pas, tout d'abord, deviné quel était le motif de la tristesse de Claude. Maintenant, elle le connaissait. Pour cela, il lui avait suffi de voir plusieurs fois Claude et Rosine ensemble, d'observer l'empressement du jeune homme, de noter l'accueil que lui réservait l'indifférence de la belle dédaigneuse. L'intuition de son cœur aimant lui avait révélé ce qu'il devait souffrir. Ce n'était pas sur elle-même, c'était sur Claude qu'elle pleurait. Il est des âmes faites par Dieu compatissantes, et qui, même en s'étant données, continuent d'ignorer l'égoïsme de l'amour. ”
