Restif de La Bretonne,
Contes de Restif de la Bretonne
“ Ne crois pas qu'il m'échape: fût-il au bout du monde, ma main teinte de ton sang, vengera sur lui ton malheur et mon forfait.—Ciel!... arrêtez, Dolsans!... (Eh! voila donc ce malheur que mon amant pressentait!) Comment pouvez-vous penser à de telles horreurs!...—Vous le demandez, Fanchette! l'amour, l'amour seul que vous outragez, me rend coupable...—L'amour!... le tendre amour! Eh! que feriez-vous, si vous aviez de la haîne!—Je serais assez généreux pour l'étouffer.—Vous voulez mon malheur, ou ma mort.—Votre malheur! Non, belle Fanchette. Vous verrez comme je sais aimer! ”
