Restif de La Bretonne

Élements biographiques

Portrait de Restif de La Bretonne Restif de La Bretonne,  Contes de Restif de la Bretonne

“ Ne crois pas qu'il m'échape: fût-il au bout du monde, ma main teinte de ton sang, vengera sur lui ton malheur et mon forfait.—Ciel!... arrêtez, Dolsans!... (Eh! voila donc ce malheur que mon amant pressentait!) Comment pouvez-vous penser à de telles horreurs!...—Vous le demandez, Fanchette! l'amour, l'amour seul que vous outragez, me rend coupable...—L'amour!... le tendre amour! Eh! que feriez-vous, si vous aviez de la haîne!—Je serais assez généreux pour l'étouffer.—Vous voulez mon malheur, ou ma mort.—Votre malheur! Non, belle Fanchette. Vous verrez comme je sais aimer! ”
Source : Gutenberg

Portrait de Restif de La Bretonne Restif de La Bretonne,  L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour

“ Tu as le vit comme il le faut; c'est ce qui me fait te donner pour six bougres de louis un pucelage qui en vaut mille. Il est essentiel que je te surprenne, et veuille la tuer. Tu me supplieras, et je n'accorderai sa grâce, qu'autant qu'elle te secondera, pour l'enconner. Mes gros vits s'ennuient de ne pouvoir la foutre ou l'enculer. Ils me paient une grosse pension. Aussi je la nourris bien, et tu vois comme elle est mise. Tu me l'enconneras d'abord: c'est le plus pressé. Demain, tu l'enculeras. Sache que son mari l'adore; s'il la rudoie, c'est pour la rendre souple à toutes ses volontés. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Restif de La Bretonne Restif de La Bretonne,  Contes de Restif de la Bretonne

“ Quand on est mélancolique, qu'on a beaucoup pensé, l'âme est remplie, et cherche à s'épancher: Fanchette unit sa jolie voix à l'instrument: elle suivit ce que son cœur lui dictait, et ses chants ne respirèrent que la douleur: le nom de ses parens s'y mêlait; des larmes coulaient le long de ses belles joues en le prononçant.
Cette occupation avait des charmes pour la belle Florangis; un rien amuse une jeune fille; Fanchette oubliait l'univers: Et monsieur Apatéon, rempli de l'idée des attraits naissans de sa pupille, fort inquiet cependant sur ceux qu'il avait palpés durant la nuit, se levait.
”
Source : Gutenberg

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