Nicolas Edme Restif de La Bretonne,
Monsieur Nicolas
“ Fayel vint m’embrasser : « Je ne te reverrai jamais, » dit-il, « je le connais à mon saisissement. Mais, mon cher frère Augustin ! en quelque lieu que tu sois, dans le cours de notre vie, songe qu’il existe quelque part un cœur qui t’aime et qui souffrira de ton absence !... Adieu, mon cher Augustin ! Ne m’oublie pas ! jamais je ne t’oublierai ! » Il me tenait la main. Il me tira dans l’infirmerie, et me montrant le Jésus, il me dit : « Nous avons vécu ici enfants ; si je m’en crois, c’est le temps le plus heureux de notre vie ; jurons-nous, devant Jésus, de ne jamais l’oublier ! » ”

