Nicolas Edme Restif de La Bretonne

Élements biographiques

Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne Monsieur Nicolas

Fayel vint m’embrasser : « Je ne te reverrai jamais, » dit-il, « je le connais à mon saisissement. Mais, mon cher frère Augustin ! en quelque lieu que tu sois, dans le cours de notre vie, songe qu’il existe quelque part un cœur qui t’aime et qui souffrira de ton absence !... Adieu, mon cher Augustin ! Ne m’oublie pas ! jamais je ne t’oublierai ! » Il me tenait la main. Il me tira dans l’infirmerie, et me montrant le Jésus, il me dit : « Nous avons vécu ici enfants ; si je m’en crois, c’est le temps le plus heureux de notre vie ; jurons-nous, devant Jésus, de ne jamais l’oublier ! »
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Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne La Dernière Aventure d’un homme de quarante-cinq ans

Et toi qui prétendais faire des heureux, malgré la Folie, si le sort de Thélamir et de Rosine t’intéresse, tu peux combler leurs vœux. Reprends ton bandeau, à ce prix je leur rends le rosier.
L’AMOUR J’y consens de bon cœur. Que ne ferais-je pas pour le bonheur de ces deux aimables enfants. (Il avance la main vers la rose.)
THÉLAMIR, avec effroi. Rosine ! Il va cueillir la rose !
ROSINE Laisse-le faire, songe donc que c’est l’Amour !
L’AMOUR Reçois-la de ma main ; elle ne peut avoir de prix si l’Amour ne la donne.
ROSINE L’aimable dieu ! Comment peut-on en dire tant de mal ?
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Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne L’Anti-Justine ou les délices de l’Amour (1798)

Mais je suis jalouse de vous et de Trait-d’Amour ; ne le mettez qu’à moi, avertissez-les tous de cela. C’est mon caractère que la jalousie, et puis, où trouveriez-vous une femme ou une fille qui me vaille ? toujours propre, abluée à chaque pipi, autant par volupté que par délicatesse, car cet endroit que vous avez la bonté de trouver charmant est toujours si chaud que je ne le mets jamais dans l’eau qu’avec une volupté qui approche de la jouissance. Ne me le mettez donc pas de la semaine pour avoir plus de plaisir, sans vous tuer, le dimanche. Ne me touchez ni le bijou ni le sein.
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