Résumé

Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne,  La Dernière Aventure d’un homme de quarante-cinq ans

“ Il fut donc obligé de s’ouvrir un peu, et d’avouer que sa maladie était de la douleur, du chagrin, de l’amour, du désespoir. Ce fut alors que je le consolai. « Vous m’ouvrez les yeux, s’écria-t-il, sur mille choses, que je ne faisais qu’entrevoir !... Elles sont au bal !... Moi, malade, Sara va se divertir ! elle, à demi mon épouse !... Quelle insensibilité, quelle fausseté plutôt !... Il y a vingt-quatre heures que je n’ai mangé : je vais souper... Ha ! Monsieur ! c’est la seconde fois que je suis au désespoir !... Cette épée brisée, l’a été sur moi-même, de ma propre main ! » ”
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Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne,  La Dernière Aventure d’un homme de quarante-cinq ans

“ Ha ! qu’un cœur est à plaindre, lorsqu’il aime sincèrement et qu’il est éloigné de l’objet de sa tendresse ! Que je te plains, Delarbre, si tu as souffert la centième partie de ce que j’éprouve, depuis ton absence ! Mais, hélas ! ce ne sont encore là que des roses ! Tu partiras un jour ; je serai des semaines, des mois, sans te voir : que deviendrai-je, puisqu’un jour, un seul jour fait couler mes larmes ? Mais souviens-toi, Delarbre, une fois pour toutes, que s’il faut nous séparer, le cœur de ta Debée, de ta femme, partira avec toi... Ha ! je maudis l’amour mille fois par jour ! ”
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Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne,  La Dernière Aventure d’un homme de quarante-cinq ans

“ J’ai même tout lieu de croire que ma tendre fille, mon rival, et la mère s’entendaient, et que leur but était de m’inspirer une crainte conforme à leurs vues. Quoi qu’il en soit, voici ce que me répéta Mme Debée-Leeman : « Monsieur Nicolas a été bien malheureux ! mais en ce moment ! Ah ! Il l’est plus que jamais... Plus que jamais ! » répétait-il en regardant Sara, et en souriant d’un air de compassion à mon égard. Quelques instants après, il disait : « J’aime bien la bonne amie de M. Nicolas ! Ha ! qu’il est agréable d’avoir la bonne amie de M. Nicolas ! » ”
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