Nicolas Edme Restif de La Bretonne,
La Dernière Aventure d’un homme de quarante-cinq ans
“ Il fut donc obligé de s’ouvrir un peu, et d’avouer que sa maladie était de la douleur, du chagrin, de l’amour, du désespoir. Ce fut alors que je le consolai. « Vous m’ouvrez les yeux, s’écria-t-il, sur mille choses, que je ne faisais qu’entrevoir !... Elles sont au bal !... Moi, malade, Sara va se divertir ! elle, à demi mon épouse !... Quelle insensibilité, quelle fausseté plutôt !... Il y a vingt-quatre heures que je n’ai mangé : je vais souper... Ha ! Monsieur ! c’est la seconde fois que je suis au désespoir !... Cette épée brisée, l’a été sur moi-même, de ma propre main ! » ”
