Nicolas Edme Restif de La Bretonne

Nicolas Edme Restif de La Bretonne

Résumé

Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne,  Les Contemporaines (1785)

“ Ici, Suzette fut fort embarrassée ! Un mari... un mari, monsieur... Mais qui est-ce qui ne sait pas ce que c’est qu’un mari ? — Moi, Suzon, moi ; je n’en sais en vérité rien. — Un mari, c’est un homme... qui a une épouse. — Une épouse ? Hé ! qu’est-ce qu’a voir une épouse ? C’est, par exemple, être marié avec une fille ; vivre avec elle, manger, boire, parler, loger... dormir. — Et si j’étais marié avec vous, nous dormirions ensemble, la nuit ? — Oui, monsieur. Ah ! ma Suzon ! marions-nous ! C’est ce que fera votre oncle, s’il est content de moi... ”
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Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne,  Les Contemporaines (1785)

“ Ta main n’est-elle plus armée par les furies, pour frapper tout ce que la nature a formé d’aimable : frappe !... Et il me découvrit le sein en me présentant à son beau-frère. Je reve nais à moi, vivement agitée par le comte, qui ne se possédait pas. — Donne-moi plutôt la mort que je te demande à genoux, lui répondit enfin son beau-frère ! — Je m’en garderai bien ! tu ne souffrirais plus !... Ô ma sœur ! Ô la plus parfaite des créatures humaines, voilà le sang qui a passé par ton cœur noble et pur ; le voilà répandu sur le parquet, de la main du mari que tu as aimé !... ”
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Portrait de Nicolas Edme Restif de La Bretonne Nicolas Edme Restif de La Bretonne,  Les Contemporaines (1785)

“ Il y en a deux, que le comte me dit : Ma fille, tu as vingt ans bientôt ; ta jeunesse s’écoule avec moi, et tu passes le temps propre à trouver un mari. Tous les instants que tu m’as donnés ont augmenté ton mérite et mes obligations : il faut que tu reçoives de moi-même ce que je t’empêche de trouver, un mari. — Je n’en veux pas ! lui dis-je, la larme à l’œil. — Tu me refuses ! — Ah ! je ne l’accepterais pas non plus... Mais votre tendre et chère sæur... Elle m’avait dit... — Je le sais ; mais elle m’avait promis le secours de son amitié ; je n’ai plus que toi au monde, ma Perle. ”
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