Embaumement

Définition et enjeux

Portrait de Emmanuel de Rougé Emmanuel de Rougé,  Notice sommaire des monuments égyptiens exposés dans les galeries du Musée du Louvre (1855)

“ ANUBIS.
Ce dieu est toujours caractérisé par une tête de chacal ; il avait présidé avec Horus aux détails de l'embaumement d'Osiris; il était chargé de veiller spécialement sur la momie, qu'on représente souvent entre ses bras ; son nom égyptien était Anepou. Le chacal, qui se plaît dans les tombeaux, était son emblème naturel ; on lui donnait quelquefois la couleur noire, pour mieux indiquer son rôle funéraire. C'est ce dieu que représentent les chacals, couchés comme des gardiens fidèles sur les coffrets funéraires.
”
Source : Gallica

Portrait de Auguste Mariette Auguste Mariette,  Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du musée d'antiquités égyptiennes de S. A. le vice-roi… (1874)

“ Les procédés de l'embaumement sont à la vérité en pleine décadence ; mais les momies sont de plus en plus chargées d'amulettes, de scarabées, de figurines en toutes matières.
Sous les derniers rois des dynasties pharaoniques, le luxe des sarcophages et des cercueils en pierre dure, usité à Memphis, loin de s'affaiblir va en augmentant. Quant à Thèbes, elle a jeté tout son éclat pendant la période précédente, et les momies contemporaines des monolithes de Memphis qu'on trouve à l' Assassif, attestent la décadence qui a frappé cette ville vers le temps de la conquête de l'Egypte par les Perses.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène-Melchior de Vogüé Eugène-Melchior de Vogüé,  Le mont Athos, un voyage dans le passé

“ Le passé et le silence ! l’homme ne vit pas seulement de ces deux négations ; on s’en aperçoit vite après un séjour à l’Athos. Nous désespérons de rendre l’impression d’étouffement et de malaise, le spleen qui se dégage de cette existence factice, la torpeur qui gagne l’esprit dans cette course à travers les sépulcres. Sur cette nature si riche et si vigoureuse, mais frappée de stérilité, un voile de deuil s’étend insensiblement, l’œil voit noir, la nausée vient au cœur à respirer les fades arômes de l’embaumement : ces fantômes de cire au regard atone hantent le sommeil de la cellule. ”
Source : Wikisource

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