Ferdinand Seré

Résumé

Ferdinand Seré Le Moyen-âge et la Renaissance… (1850)

A la fin de ce grand siècle, sous l'heureuse influence de l'archiduc Albert et d'Isabelle d'Autriche, sa femme, les orfévres de Gand, de Bruges et de Bruxelles, n'ont rien perdu de leur talent ni de leur réputation, malgré tout ce que la Renaissance a produit de merveilles d'Orfévrerie en Italie,en France et en Allemagne. Entre toutes les cités florissantes des Pays-Bas, la ville de Gand est toujours la première par ses orfévres et ses joailliers, qui se souviennent, dans leurs travaux, du goût et de la richesse de l'ancienne cour de Bourgogne.
Source : Gallica

Ferdinand Seré Le Moyen-âge et la Renaissance… (1850)

Le prix considérable de la matière et les ordonnances prohibitives du luxe ne permirent pas toujours aux riches bourgeois de posséder des vases d'or et d'argent. Les orfévres se mirent donc à fabriquer de la vaisselle d'étain et les bourgeois aisés purent parer les dressoirs de leurs salles à manger, de vases qui, par la forme au moins, imitaient l'Orfévrerie des dressoirs des princes. Ces vases d'étain furent si bien exécutés à la fin du quinzième siècle et au seizième, qu'ils méritèrent de figurer dans la vaisselle des grands seigneurs et des princes eux-mêmes.
Source : Gallica

Ferdinand Seré Le Moyen-âge et la Renaissance… (1850)

Mais, dans les provinces, dans les villes, où quelques maîtres d'un métier ne suffisaient pas pour composer une communauté ou confrérie ayant ses chefs et sa police particulière, force était de réunir sous la même bannière les métiers qui avaient le plus d'analogies, sinon le moins d'antipathies ou de répugnances. Voilà comment, en certaines villes de France et des Pays-Bas, les orfèvres, si fiers qu'ils fussent de la noblesse de leur art, étaient appareillés et confondus avec les potiers d'étain, les merciers, les chaudronniers, les horlogers, les serruriers et même les épiciers.
Source : Gallica

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