Albert Jacquemart

Résumé

Albert Jacquemart Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)

Les plus anciens sont, sans aucun doute, ceux à cordes pincées. Le premier de tous en ce genre, c'est la lyre, qui a donné naissance à la cithare, à la harpe, au psaltérion, au chorus, au nabulum, au monochordum, au luth, et à beaucoup d'autres instruments de même famille.
Au reste, les noms originaires de ces instruments sont sans cesse détournés de leur acception réelle par les écrivains du Moyen Age, et il en résulte souvent d'étranges méprises.
La lyre, qui était l'instrument à cordes par excellence chez les Grecs et les Romains, conserva sa forme primitive jusqu'au dixième siècle.
Source : Gallica

Albert Jacquemart Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)

Jusqu'au quatorzième siècle presque inclusivement, la littérature ancienne, en France, en Angleterre, en Allemagne et même en Italie, avait été cultivée sans gloire par ses rares sectateurs et sans profit pour la science en général. Le treizième siècle, à cet égard, avait été un des plus inféconds. En Italie seulement, Dante, au commencement du quatorzième, avait donné un si vigoureux élan à la Poésie, qu'il semblait qu'à la Poésie seule, sinon à un poëte, était réservé l'honneur d'exhumer de leurs ruines séculaires les vieux titres de l'intelligence humaine.
Source : Gallica

Albert Jacquemart Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)

AGENTS MAGIQUES INCORPORELS. — La pratique de la magie, qui se glissait dans la vie privée et qui dominait si souvent dans la vie politique, s'introduisit au seizième siècle surtout dans la culture des sciences. C'était à coup sûr un moyen merveilleux d'abréger l'étude. S'en remettre au démon du soin de faire des analyses ou de résoudre certains problèmes devint un moyen commode qui tenta plus d'un docteur : comme Faust, on se donna au diable pour être savant. Mais nulle science, il faut en convenir, n'admit avec plus d'empressement cet étrange auxiliaire que la science de l'alchimie
Source : Gallica

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