Pierre Louis Ginguené, Histoire littéraire d'Italie (3…
“ On doit penser que ce qu'il imite le plus, ce sont les défauts. Ainsi, les recherches de pensées, les oppositions continuelles, la vie et la mort, la rougeur et la pâleur, le chaud et le froid, le cœur qui est de feu, puis de glace, où l'un et l'autre à la fois, tout cela se retrouverait dans la Bella Mano, si jamais le Canzoniere de Pétrarque était perdu; mais quoique Giusto de Conti ne soit pas à beaucoup près sans mérite, on ne trouverait pas de même, dans la copie, la grande poésie, le génie sublime, la sensibilité profonde, la passion vraie et les grâces inimitables du modèle. ”
