Lorenzo de Médicis

Définition et enjeux

Achille Essebac Partenza… vers la beauté ! (1898)

Florence haletante, assoiffée de grandeurs, bonne, méchante, ingrate, paisible, sanguinaire, se déchirant les lianes, accueillant les proscrits, proscrivant tous les siens, mais belle toujours, du Médicis surnommé le Père de la Patrie, Cosme, jusqu’au Médicis Magnifique ; depuis le Médicis, cardinal adolescent aux frêles épaules ployant sous la pourpre romaine, enfant délicat et raffiné dont le souvenir allait jaillir à travers les siècles et jeter sur l’humanité entière et sur la Papauté le rayonnement superbe de ce nom : Léon X, jusqu’à l’efféminé Lorenzo, Lorenzino, Lorenzaccio !...
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Collectif La Revue de Paris

Elle eut tôt fait de découvrir, dans les Chroniques florentines de Benedetto Varchi, un sujet dramatique et neuf : c’était l’aventure de Lorenzo de Médicis, — Lorenzaccio —, qui, vivant à la cour du duc Alexandre, son cousin, avait, par une longue et savante dissimulation, gagné la confiance de celui-ci et préparé le guet-apens où le tyran de Florence devait trouver la mort. Le vieux chroniqueur s’était plu à narrer cette histoire avec un tel luxe de détails qu’il était presque inutile d’ajouter à son récit.
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Portrait de Alfred de Musset Alfred de Musset Œuvres complètes

À tout homme, noble ou roturier, qui tuera Lorenzo de Médicis, traître à la patrie et assassin de son maître, en quelque lieu et de quelque manière que ce soit, sur toute la surface de l’Italie, il est promis par le conseil des Huit à Florence : 1o quatre mille florins d’or sans aucune retenue ; 2o une rente de cent florins d’or par an, pour lui durant sa vie, et ses héritiers en ligne directe après sa mort
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