Arthur Hustin Le palais du Luxembourg : ses transformations… (1904)

Après l'incendie de l'Hôtel de Ville, en 1871, le Luxembourg hospitalisa les services de la Préfecture de la Seine. On construisit, dans la cour, des baraquements en planches ; on coupa les salles en deux par des cloisons ; on installa des bureaux partout, jusque dans la salle du Livre d'Or, dont la décoration si riche et à la fois si délicate réclamait pourtant tous les ménagements ; le Conseil municipal siégea dans la grande salle, là où avaient délibéré le Sénat Conservateur et la Chambre des Pairs ; enfin la salle des séances fut transformée en amphithéâtre pour les examens !
Source : Gallica

Arthur Hustin Le Luxembourg : le palais, le Petit-Luxembourg… (1905)

La peinture d'histoire suit souvent les destinées des partis. C'est pour mettre la Salle des Confénences à l'abri de ces vicissitudes qu'en 1895, M. Challemel-Lacour, alors Président du Sénat, consulté sur la nature des sujets à traiter pour orner cette belle salle, écarta l'histoire comme le portrait pour donner ses préférences aux Métamorphoses d'Ovide, qui n'éveillent aucune susceptibilité politique et fournissent aux artistes les éléments les plus divers d'une décoration littéraire.
Source : Gallica

Arthur Hustin Le palais du Luxembourg : ses transformations… (1904)

Médicis l'avait connu pendant son exil à Blois, où il était né en 1600 de parents peintres-verriers. A seize ans, il avait exécuté pour elle une copie de la Vierge à l'oreiller vert du Solario, qui était passée du cabinet du duc de Liancourt dans l'abbaye des Cordeliers de la ville, et de celle-ci, pour une somme modique, dans la galerie de la Reine (1) . Marie de Médicis laissa aux Cordeliers la copie. Et comme elle avait remarqué les grandes dispositions de Mosnier, elle l'avait envoyé travailler en Italie, à Florence d'abord, à Rome ensuite, où il s'était lié avec le Poussin.
Source : Gallica

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