Achille Essebac

Élements biographiques

Achille Essebac Partenza… vers la beauté ! (1898)

Tout reste ici. Tout le charme demeure jusqu’à cette extrême limite où la Tour du Palais-Vieux apparaît encore, pâle fantôme de bure à demi effacé, dans le bleu qui s’accumule entre elle et nous, et devient de plus en plus dense, de plus en plus compact, comme un voile léger dont la trame, sans cesse, s’accroît d’invisibles fils... C’est fini, Florence n’est plus pour nous !...
Depuis, les semaines et les mois se sont ajoutés aux semaines et aux mois, et j’entends encore, se jouant parmi mes souvenirs, les notes frémissantes d’un cantique d’Amour, de Foi et de Beauté.
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Achille Essebac Luc

Là c’est la place des lèvres communiant en un long et silencieux baiser ; là c’est la place des mains où les doigts brûlants prolongent de leurs lianes sensitives la sensibilité des paumes insatiables de touchers ; ici c’est la place des bras où la chair s’enlize dans la chair et s’abîme peu à peu, s’efface dans l’absorption d’un autre être qui la prend ; c’est là que les yeux se ferment abandonnant à l’âme le soin de voir le douloureux et tendre vase d’où, frisson à frisson, s’élève et s’exhale l’extase qui tue et revivifie le désir...
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Achille Essebac Partenza… vers la beauté ! (1898)

Et c’est pour nos yeux, à nous, une vision toute de fraîcheur, cet adolescent aimable et plus beau qu’une fille, que la jolie fille en vain souhaitée. Il joue comme un gamin fou ; son corps de jeune dieu inconscient de sa splendeur est secoué d’un rire tout vibrant de jeunesse ; il joue avec son gros voisin, appuie, câline, une délicieuse tête sur son épaule massive, puis il se redresse, enserre la taille énorme de son compagnon, l’agace, se repose, reprend ses jeux, rit encore, plus joyeux, plus fou et toujours plus joli.
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